Bernard DAUSSE
INTERROGATION Je m’interroge… Où est la paix sur notre monde ? Que fait l’honnête qui abonde ? Qui va faire taire le malhonnête Qui erre céans dans bien des têtes ? Je me demande… Quel est ce temps qui nous gouverne ? Dieu n’a-t-il pas voulu se charger du pouvoir ? Pourquoi l’avoir donné aux hommes ? Ils ne sont que des majordomes ! Je veux savoir… Quand la misère sera vaincue, La maladie éradiquée, L’égalité enfin trouvée, Et la culture pour tous prévue ! Je me renseigne… Soif des infos et des écrits, Presse parano, experts instruits, Les lois et les amendements, Ce qu’on en fait quotidiennement ! Je sollicite… Des réponses sans attermoiements, Des où quand qui et des comment ! Des choses claires, tout simplement. Sans baratin et sans tourments ! Je tâte… Ce qui est dit, pour me complaire, Fleurs et musiques pour me ‘refaire’ ! Confiance est rare sous notre ciel, Et dire vrai exceptionnel ! Je cherche… Quelle est la clé qui fait la vie ? C’est vrai l’honnête est en grand nombre… Pourtant l’avenir lui paraît sombre ! Reste l’amour, pour la survie… Je trouve… Les valeurs de toujours, que la raison glorifie, L’affection et l’amitié, l’intelligence et la bonté, Ajoutons le respect, c’est toute ma volonté ! Et c’est très riche pour qui s’y fie ! Je sais… C’est pas facile…et alors ? Reste toujours une question … Là, la réponse vaut de l’or : C’est le courage, la religion ! Allégorie pour quatre artistes, Juliette brune en noir A Saint Germain des Prés ! Prévert passe un soir Dans l’automne empourpré Qui jette ses feuilles mortes Comme Queneau ses mots. La Gréco passe la porte, Reine dans son hameau. Sur ses lèvres mutines Une moue se dessine. Sur le parvis d’l’église La pelle du cantonnier Ôte les feuilles qui gisent Du parterre piétonnier. L’œil de Jacques saisit L’idée d’une poésie… Ce soir le grand Kosma Par hasard passe par-là ! Lancinante la note Dans la tête lui trotte ! Sur le zinc un ivrogne Qui torture sa trogne, Egrène les souvenirs, Aptes à lui revenir ! Prévert trouve la rime, Rêveuse Gréco la mime ! Kosma le mélodieux Compose comme un dieu ! Il sait que leur Juliette Avec sa voix si nette Modulera l’accord Digne de disques d’or ! A Saint Germain des Prés… Dans l’automne empourpré, Les feuilles mortes se ramassent à la pelle Et les souvenirs eux aussi…. Queneau tient un propos Sans rechercher ses mots : Si tu t’imagines, Fillette, fillette, Si tu t’imagines, Si tu t’imagines ! Il ouvre l’univers ! Quand les vers de Prévert, Quand les vers de Queneau Coulent de la Gréco, C’est Kosma au piano ! J’ai écouté Brassens, Le bougre m’a conquis Le bougre m’a fait peur. Car il a tout écrit Le gorille chanteur. Perret est son ami, Aussi a tout écrit. A deux ils ont tout fait, Ce fut un vrai forfait ! Ce fut un vrai forfait ! Ils ont tout saccagé Du vieux sac à idées. Pirates passagers, La muse ils ont vidé ! La muse ils ont vidé ! Leur verve si agile A décapé l’humus. Leur note si habile Flatte nos thalamus! Flatte nos thalamus ! Ils ne font que des tubes ! Même quand ils titubent Leur plume est génitrice ! Elle est la créatrice ! Elle est la créatrice ! Mais que faire pour plaire? Je voudrais être eux A la fois tous les deux ! Et je ne sais que faire… Et je ne sais que faire… Pourtant il faudra bien, Que je trouve ce lien Qui ravit de bons mots L’Auvergne et la Margot L’Auvergne et la Margot ! La solution géniale N’est pourtant pas banale ! L’époque et la tendance Flattent bien d’autres danses, Flattent bien d’autres danses… Argot, ignominie, Zizi et colonies, Margot et Sidonie… Margot et Sidonie… Si Bécaud… parodiait Bécaud Un,deux,trois,quatre,cinq, C’est vrai tu es honnête? Viens donc là qu’on trinque Car sur notre planète, Il ne reste plus A ces belles vertus Que quelques archiprê..tres Pour encore promet..tre Un paradis perdu! Un,deux,trois,quatre et cinq Tu as l’esprit civique? Viens donc à mon zinc Refaire la République! Pleurer notre enfan..ce, Imaginer la Fran..ce! Après l’aniset..te On ira faire la fê..te Au paradis perdu! Un,deux,trois,quatre,cinq,six, Tu es un romantique? Juste un doigt de cassis, Une belle musique, Pour nous faire rêver A ce qui va sau..ver, Ce bonheur qui nous r..este, Qu’on appelle du ges..te, Au paradis perdu! Deux,trois,quatre,cinq,six,sept C’est vrai? Tu es honnête? Viens entre six et sept ! Je ne suis pas prophète, Mais je sais qu’à Noël Il y a dans la poêle Du lard ou des châtaignes Ou un frichti qui baigne… Dans un pot de vieux grès Du paradis perdu ! Si toi y en a des si… Si toi pas bien y rire, moi y en a bien pleurer. Si toi t'as pas la pêche, si toi tout écœurée Si toi c'est moi ton toit, toi tu es tout pour moi. Si toi et moi c'est bon y en avoir grande joie. Si toi y en a des si, moi y fa sol ré mi. Si toi y a pas d'soleil moi y en aura pleuvoir. Si toi y a pas d'oseille moi y en aura l'pouvoir Gagner autant la thune que toi y en a vouloir. Aussi l'économie c'est comme y en a savoir Le moyen pour nous deux de pouvoir tout avoir. Si toi y en a des si, moi y fa sol ré mi. Si toi y en a soleil moi y en a pas sommeil. Si toi y en a l'envie moi bien aimer la vie. Si toi y en a bien rire, moi rire tout pareil. Si toi aimer bien moi, moi il y en a ravi. Si toi y en a des si, moi y fa sol ré mi. Si toi y vois l'étoile moi y voir la grande ourse Si toi y vois la lune moi y gagner la course. Si toi y en a beauté moi la boire à la source, Toi vouloir moi enfin sans penser à la bourse !. Si toi y en a des si, moi y fa sol ré mi. Si toi aimer l'amour, te l'y ferai toujours. Si toi besoin d'amour, je t'y ferai la cour. Si toi tu donnes amour, moi j'aime tous les jours, Et si toi y en a pour, moi y en a bien bravoure. Une fleur de mon jardin Quelques heures avant sa fin, Une fleur éphémère Qui crée une atmosphère, Une rose altière Aux pétales fragiles, Une robe princière Suave et juvénile... Mon regard s’est plongé Au cœur de ce cadeau, Tout à coup j’ai songé À tout ce qui est beau, J’ai oublié le reste Pour admirer ces gestes Que la nature en sa bonté Nous adresse à volonté ! Quand l’être.... Quand l’être ne sait plus, N’a plus de certitudes, Cherche ses habitudes, Plus rien ne lui est dû... C’est tout ce qu’il pense Quand la vie l’a meurtri ! Perdue est la confiance Si savamment pétrie ! Il lui faut se reconstruire Sur des résidus d’énergie, Ne pas laisser se détruire Mémoire, raison ou envie. Envie de vivre encore, De participer, de marcher, Sentir les odeurs, inodores Depuis que son corps l’a lâché ! Rien ne lui est à jamais dû. Cela tient du très grand recul Qui à l’Ultime suspendu Refuse qu’il capitule. Tout ce qui était essentiel Procède enfin du relatif. "Fais fi de l’évènementiel, Là n’est pas l’impératif !" Un chirurgien prit le risque De lui ôter son vieux tourment. À lui de se battre, puisque Le Recul lui dit : "En avant !" Le crabelues Silhouette sur une promenade, Tu balades Depuis bientôt une décade Un vieux corps malade. Corps allongé sur un lit blanc, Tu attends Depuis bientôt dix ans Que tout soit bon dans ton bilan. Ombre grise d’un passé Tu es cassé Depuis ce temps tu n’as cessé D’espérer ou ressasser. Paradoxe d’un optimiste Qui égrène la liste Des items alarmistes En devient pessimiste! Vieux corps reprends ton flambeau, N’atteins pas le tombeau, Demain il fera beau, Passée au loin la faux. Vieux corps bats toi ! Toutes ces drogues que tu dois Avaler chaque fois Tu en sais le pourquoi ! Tu as laissé le crustacé Qui jamais ne dit assez D’un organe à l’autre passer, Sans l’effacer ! Il suffit d’une joie, De chasser tes émois, D’expulser de toi Ce qui gâte ta foi ! Hymne à la femme ! La dame, l’épouse, la compagne, la concubine, La fiancée, la dulcinée, la chérie, la copine, La bonne femme, la nana, la meuf, la gonzesse, En voilà douze, pour une moitié ! Quelle largesse ! Ajoutez-y la mère célibataire, la none, la pétasse, La gironde, la sex-symbol, la blonde qui se dépasse, Eh ! Il y en a ! La princesse, la tigresse, le top-modèle, la sportive, L’intellectuelle, la ménagère, la groupie, la lascive, La mélancolique, la féministe, la passionnée, La fée du logis, attentionnée, La boulimique, l’anorexique, la weight watchers, L’allumeuse ou la croqueuse, qui coûte cher, La migraineuse, la mangeuse d’hommes, Pour une qui croqua la pomme, Il y a le choix ! Elles sont mères ou bien belles-mères, Ci -devant grand ou arrière-grands-mères, Elles sont femmes ou amantes, Maîtresses femmes toutes puissantes Ou bien maîtresses ravissantes... Hésitantes, palpitantes ou captivantes ! Telles autres enivrent, et puis se livrent, Que pour bien vivre l’homme va poursuivre ! Ou alors elles nous ensorcellent, Elles sentent bon, sont maternelles, Et nous cajolent attentives À concurrence de récidive ! Quelle santé ! Puis tes vieux jours te jouent des tours...! Il faut payer l’agio d’amour ! C’est leurs vapeurs de ménopause T’as pas besoin d’chercher la cause ! Elles chamboulent tout dans ta chaumière, Changent de tiroir toutes les cuillères ! T’as rien compris, pas étonnant, t’écoutes plus ! Encore ton bouquin ? T’as pas tout lu ? Jette-moi tout ça, t’as vu ton ventre ? T’es sourd ou tu te concentres ? T’as tes boules Quies ou tes acouphènes ? Tu vois où elles nous mènent ? Et pourtant, on les aime, Quand même ! Noudilélu, Nouditula… Y a pas d’fumée sans feu ! La rumeur court dans les taillis, Dans l’herbe sèche et les buissons ! Le député a bien failli ! Le bruit s’attise à l’unisson… La flamme jaillit d’un souffle aigri, Qui jette son huile sur les grigris Des hommes en vue qui veulent cacher Des agissements qui vont fâcher ! zon de l’assemblée, Il y en a qui se faufilent, Vers les bavards tous rassemblés… Un mot surgit, d’une prostituée Vue en voiture, en cabinet, Prête à tout dire, à restituer, À balancer, à débiner ! Y vont s’en prendre plein la tête ! Un substitut à mots comptés Donne à la presse la procédure. Et celle-ci de raconter Tout, et ce que… ça préfigure ! Pendant trois mois, présumé pur, Un élu et sa robe noire Vont faire semblant de bien y croire, Et de nier la forfaiture ! Y vont bien voir que j’suis honnête ! Le vote passé, la rumeur baisse… Un autre bruit agite la nasse De l’autre bord, pour que ça cesse, Et qu’en douceur une loi passe. Les électeurs vont s’amuser, Les juges, parfois, un peu ruser Avec une presse dithyrambique Et des lecteurs de polémiques ! J’ai confiance dans la justice de mon pays, Noudilélu ! Noudilélu… Nouditula, nouditula ! La République des tiroirs Brun, blond, noir, blanc, jaune, basané, Prolétaire, bourgeois, intello, Intermittent, indéfini, Contrat précaire, déterminé, Assisté, chômeur, rmi, Gauche droite ou vert, ou bien coco… Fonctionnaire, tertiaire, ou privé, La lutte des classes nous a livré Tous ces tiroirs pas rigolos Où par des lois bien définies Nous nous sentons encalminés Sassés par la la démocratie, Au nom de l’ordre ou des corpos, Va donc savoir la vérité ! Manie de meubles à tiroirs, La division crée le pouvoir. Elle est toujours très prolifique : Les appétits c’est bien logique, Se multiplient dans les impôts Levés au nom de son drapeau, Liberté ? Lutte des classes ? Libres de vivre dans un tiroir, Jeunes, actifs, ou troisième âge ! Chacun le sien, qu’un seul miroir Montre le rôle du personnage ! Égalité ? Opposition ? Déjà on voit dans un tiroir Certains rebelles au bon vouloir Ronger le fond pour en sortir, Trouver en route des confrères Ayant même soif et même désir, Se regrouper dans la chimère ! Fraternité ? Révolution ? Penser à ouvrir le tiroir, Pour respirer, pour aller voir ! Pensées éparses Ce qui amuse les jeunes rase les vieux. Ce qui amuse les vieux rase les jeunes. Amuser est rasoir, c’est sûr ! ----------------- Ce qu’il y a de rassurant chez les têtus c’est qu’ils ne changent pas constamment d’idée ! ----------------- Le pire n’est pas de vieillir, mais de le savoir ! ----------------- Tant d’idées sont passées, comme un vol d’hirondelles… Elles au moins savaient où aller ! ----------------- La robe et la foi… La justice est une messe où les prévenus se confessent aux juges en robe avec l’assistance d’un avocat en robe. Les prières sont dites dans des micros, sur les marches des palais, par ces hommes de robe, qui inventent une liturgie de mauvaise foi. La soutane a disparu des offices religieux où les fidèles se confessent à Dieu avec l’assistance d’un prêtre sans robe. Les prières sont murmurées dans le silence, selon une liturgie de foi … ----------------- Cheminements… L’expérience tient au fait de ne pas en rester là où l’échec s’est produit. ------------------ Quand une bonne équipe se sépare c’est souvent parce qu’elle a atteint les limites de son imaginaire créatif ! ------------------ La routine est l’ennemie de la liberté de créer. ------------------ Ma liberté ne s’exprime que dans la limite de mon imaginaire… ------------------- Q : Celui qui cherche sans trouver peut-il atteindre la liberté? Celui qui ne cherche rien est prisonnier de sa vacuité… Celui qui trouve est libre de chercher le pourquoi du comment, de chercher et de trouver encore ! R : Celui qui cherche sans trouver ignore encore ses limites, ce qui est bien une forme de liberté ! ------------------- Questions d’examen… ( pour rire, quoi que !) L’ignorance est-elle une forme de liberté ? La prise de risque est-elle une manifestation de liberté ? L’éducation limite-t-elle la liberté ? L’instruction augmente-t-elle la liberté ? Le doute est-il un frein à la liberté de penser ? Le pouvoir augmente-t-il la liberté ? Le temps qui passe est-il un frein ou un accélérateur de liberté ? Le temps qu’il fait a-t-il une influence sur notre liberté ? Le temps perdu a-t-il servi la liberté ? Le temps partagé est-il facteur de liberté ? Le temps de parole est-il porteur de liberté ? Le temps d’écoute favorise-t-il la liberté ? Le temps de vivre est-il liberté ? Le temps de la réflexion est-il liberté ? Savoir ou ne pas savoir, Ce que l’on fait du temps qui passe, libre soleil, libre d’espoir, et de nuages que l’on chasse ! La liberté est-elle le temps de l’amour ? Telle est la vraie question du jour ! Quatre mille ans, ce n’est pas fini ! Abraham est fougueux et Sarah est stérile. Aujourd’hui le divorce eut soldé le péril ! Dieu, tout à la fois complaisant et exigeant Promit un fils au couple, ordonna sacrifice, Le bambin arrivé, trouva fort obligeant De ne plus exiger qu’un très simple artifice Qui faisait d’Isaac le maillon descendant ! Ismaël fils d’Agar, la servante égyptienne, Fut banni par Sarah, d’Isaac la gardienne. Jacob est né de là, qui se fit douze fils. Dieu le lui dit en songe, et il fut consentant ! Ils firent des tribus, une pour chacun des fils. C’est ainsi que naquit l’embryon d’Israël Que Jacob contempla du haut de son échelle ! L'archange Gabriel délivre son message: Moïse, le Sinaï, les Tables de la Loi, Le peuple élu de Dieu, qui vit bien dans sa foi ! David, en Palestine, fonda Jérusalem, Mille ans avant que vint Jésus notre sauveur. Babylone entre temps des juifs fut la terreur. Pompée étend son glaive et prend Jérusalem. La Bible s’écrivit, c’est l’Ancien Testament. L’archange Gabriel l’avait dit à Marie, Le Christ est là trente ans, penché sur nos tourments ! On réécrit la Bible, un Nouveau Testament. Rome agrandit l’empire, d’Orient en Occident. Les Juifs font le Talmud, la Halakha, la Haggadah. La guerre pour une fois semble marquer le pas. Les chrétiens et les juifs ont enfin fait leur loi. Mahomet naît un jour, un ou deux siècles après. Un oncle l’éduqua, et lui dit d’être prêt ! Le temps de le marier à une riche veuve, L’archange Gabriel lui donne une idée neuve ! Il faut faire l’Islam, rédiger le Coran ! Puis, Mahomet mort, l’Islam vit et se répand. Pendant cinq cents ans le musulman s’étend. Le Croisé quelque part essaie de le freiner, Huit fois il a tenté, huit fois il a peiné ! L’archange Gabriel n’a plus jamais parlé… Une fois tout écrit, les hommes sont très sourds ! Réunis en conclaves ils ont parlé, parlé ! Ils se battent aussi, un peu plus chaque jour, Au nom du même Dieu, qui depuis Abraham A vu la division régner parmi ses âmes. Nos très bons Droits de l’Homme sont d’un tout autre ouvrage ! La Déclaration, laïque, forte et sage, A simplement besoin, pour vivre, du courage D’en lire les devoirs et de lui rendre hommage ! Les religions ensuite, reprenant leurs adages Se donneront le temps d’accorder leur ménage ! Se battre au nom de Dieu, lui qui prône la paix Devient d’un ridicule à dessein très suspect ! Si Dieu n’était pour rien dans le manque de paix ? C’est qu’à courtiser Dieu certains le manipulent! L'archange Gabriel depuis lors capitule! L’écologue moyen C’est Pablo Neruda, le poète chilien prix Nobel de littérature 1971 qui a dit : -La nature s’est imposée un cruel châtiment...l’homme ! Pas marrant Pablo ! Il y a eu l’homme de la cueillette, puis celui de la chasse. Ben, l’homme, il cueille toujours, il chasse toujours, pire il cultive avec des pesticides et il élève des vaches qui éructent du méthane ! Ça pollue l’eau et l’air ! Il cumule, l’homme d’aujourd’hui ! Il fauche, il scie, il creuse pour le pétrole, le gaz, l’uranium, le carbone ( diamant et charbon). Il creuse pour de l’eau, il creuse pour enterrer ses morts, pour se faire pardonner ? Il a pas l’air, l’homme, mais il le pollue, l’air ! Avant, l’air, tu ne le voyais pas ! Sauf dans les mirages, les aurores boréales et les couchers de soleil ! Maintenant tu le vois, l’air! Aux approches des villes, tu le vois : un voile gris les surplombe ! Pire, tu le sens ! Faut une tempête pour tout nettoyer ! La nature est bien faite : plus tu pollues, plus elle tempête ! C’est vrai, c’est les scientifiques qui le disent ! Sauf que la pollution elle part là-haut, sous le couvercle ! Sous la couche d’ozone qu’elle se met à béqueter ! Comme les rayons du soleil, ça fait des lustres qu’ils attendaient que ça pour entrer, ils ne se privent pas ! Ils entrent sans frapper, pour darder! Et darder qui ? La glace des pôles ! Qui fond ! La mer monte ! La mer chauffe ! La marmite va bouillir, moi je vous le dis ! Que font les hommes ? Ainsi font, font, font...trois p’tits tours et puis s’en vont ! Il y a ceux qui y croient, qui font peur : dans cent ans on retourne poissons ! Il y a ceux qui n’y croient pas, qui font peur : si y s’gourrent, si on ne fait rien et que ça se produit ?..... Hein ? Qu’est-ce qui s’passe ? Il y a ceux qui veulent pas passer pour des éjaculateurs précoces, qui attendent les contre-expertises scientifiques. Et tout le monde sait que les batailles d’experts, ça dure ! Et puis il a le péquin moyen, l’écologue moyen : plus de sacs plastiques, d’emballages en carton, de bouteilles de verre, de plastique, plus de voiture, moi qui éteins mes appareils en veille, qui me chauffe au solaire, qui me lave à l’eau de pluie, qui fait isoler ma maison au chanvre, qui n’arrose plus mon jardin, moi avec mes trois poubelles que je sais pas où mettre et mon tas de compost au fond du jardin...derrière le récupérateur d’eau de pluie et le décanteur de purin d’orties ! Bientôt je ne vais plus manger, pour ne pas avoir à déféquer ! Faudrait pas encombrer la station d’épuration... Pendant ce temps là, la tour Effel resplendit de mille feux, les avions brûlent du kérosène, les vaches landaises éructent leur méthane et les volcans crachent leur souffre! Faudrait peut-être qu’on me dise enfin qui a raison, raison, raison...? Ben....il paraît que je n’ai plus à me poser la question ! Discipline, discipline ! Ou bien mes arrière-petits-enfants vont devoir faire muter les gènes acquis ! Il avait raison Pablo Neruda ! Si on veut que nos ‘chtiots’ vivent il va falloir "s'bouger l'cul" et pas se mettre la tête sous la poubelle ! Sélectif, le tri ! Sélectif ...Sélectif...Sélectif... Le partage… Ce mot a du sens… Examinons plusieurs exemples d'utilisation: -Deux familles décident d'un pique-nique. Chacun va apporter une partie des victuailles, il y a partage de la nourriture. Ils vont ensuite partager un bon moment, ou 's'engueuler' à propos de politique. Ils auront en plus, partagé un avis. Si le ton monte, il faudra qu'un arbitre les départage… pour pouvoir continuer à partager, sinon c'est la guerre ! -Un quidam, chef de surcroît, bavard comme une pie voleuse, invite ses collègues ' à partager' au cours d'une réunion…Gageons que les dits collègues vont partager une perte de temps si le quidam ne partage pas la parole. Cela existe, c'est du vécu ! C'est aussi de la manipulation. Certainement pas du partage! -Il y a ceux qui disent qu'il faut partager les savoirs, d'autres qu'il faut partager le pouvoir. Mais il y a ceux qui gardent jalousement leur secret, pour ne pas partager la fortune… concurrence déloyale! Les premiers veulent en général partager aussi les richesses, alors que les seconds voudraient partager les responsabilités, les 'emmerdes' ! -Il y a ceux qui veulent partager leur foi… leur amour, leur passion. Ce modeste écrit est-il un partage du même regard sur la société ou aspire-t-il à convaincre une majorité de lecteurs ? -Ceux qui n'ont rien ne partagent rien ? Erreur ! Pour eux un rien c'est déjà beaucoup ! Et beaucoup d'entre eux se partagent des riens… faute de mieux. Parfois certains reçoivent moins que rien, alors ils se battent, pour des riens qui sont leur survie. Ou bien ils font la manche, espérant qu'une main charitable va partager un rien de sa richesse avec leur misère. Ce partage est à sens unique, me direz-vous… Et que faites-vous de la compassion, de la charité, du don de soi, vertus qui permettent à ceux qui les pratiquent d'être bien dans leur peau ? Donc d'en retirer un bénéfice incommensurable ! Si on considère d'autres emplois du mot partage, tels que sans partage, recevoir en partage, il apparaît qu'il occupe une grande place dans notre société de fraternité, d'égalité, de liberté… Sans partage que serait la quiddité de ces belles intentions ? Doit-on tout partager ? Jusqu'à ne plus rien avoir à donner ? Allons, il faut laisser vivre les jardins secrets ! Le partage serait donc un exercice difficile ? Peut-être faut-il simplement le vouloir, ce partage, peu ou prou, de toutes ses tripes altruistes et humanistes, sans exiger de retour… on verra bien ! La mort elle-même est-elle un partage ? Oui, dans la mesure où nous partageons tous ce même destin. Partageons donc aussi la vie! La République des tiroirs Brun, blond, noir, blanc, jaune, basané, Prolétaire, bourgeois, intello, Intermittent, indéfini, Contrat précaire, déterminé, Assisté, chômeur, rmi, Gauche droite ou vert, ou bien coco… Fonctionnaire, tertiaire, ou privé, La lutte des classes nous a livré Tous ces tiroirs pas rigolos Où par des lois bien définies Nous nous sentons encalminés Sassés par la la démocratie, Au nom de l’ordre ou des corpos, Va donc savoir la vérité ! Manie de meubles à tiroirs, La division crée le pouvoir. Elle est toujours très prolifique : Les appétits c’est bien logique, Se multiplient dans les impôts Levés au nom de son drapeau, Liberté ? Lutte des classes ? Libres de vivre dans un tiroir, Jeunes, actifs, ou troisième âge ! Chacun le sien, qu’un seul miroir Montre le rôle du personnage ! Égalité ? Opposition ? Déjà on voit dans un tiroir Certains rebelles au bon vouloir Ronger le fond pour en sortir, Trouver en route des confrères Ayant même soif et même désir, Se regrouper dans la chimère ! Fraternité ? Révolution ? Penser à ouvrir le tiroir, Pour respirer, pour aller voir ! Tsunami La terre a tremblé, La mer a gonflé, La vague a grondé, Elle a tout emporté. Des morts par milliers, Seule une guerre fait pire, Seuls des hommes font pire ! Des morts par centaines de milliers. Vingt-cinq mille morts, Puis trente-cinq mille morts, Cinquante mille morts, Soixante quinze mille morts, Cent mille morts, Cent trente mille morts, Cent cinquante mille morts. A l'enchère de la mort s'élève le bilan, Chaque jour plus assourdissant. Une voix s'élève, ce n'est pas fini… Il y a les disparus, que l'ont sait fort nombreux… Tous ces corps charroyés par la vague en furie, Cachés, mutilés, gonflés, non identifiés, les malheureux… L'enchère est toujours là, qui côtoie les bûchers ! Ils seront cinq cent mille ôtés de la planète ! Ils ne seront jamais comptés, nous dit un attaché ! L'urgence est d'enterrer, de brûler, de faire place nette ! Déjà de reconstruire certains ont le projet ! Le phénomène est centenaire, on ne le reverra pas ! Pourtant les plaques avancent, tel est là le sujet ! La tectonique s'impose, quand elle veut, ici ou là ! On mettra un système d'alerte, et comme les animaux A temps on saura fuir ces rivages félons ! Le littoral sera remis à la nature, au sable chaud, Et les reconstructions se feront en béton ! Voici où nous en sommes, une semaine après. Les associations et les grands politiques S'en vont coordonner tous ces plans de très près ! Ces pays, derechef, seront touristiques ! Espérons que l'élan des peuples donateurs Ne sera pas pillé par cette impéritie Avare de dollars qu'est la technocratie ! Alors l'alléluia emplira tous les cœurs… La paix… Il nous faut un motif pour aller de l’avant ! La paix en est-elle un qui suffise aux vivants ? Celle la plus certaine a pour nom éternelle… Rien ne presse chacun de courir après elle ! Un chagrin vous dira que sa vie est fugace, Et qu’un individu que cet état agace Va chercher à détruire ce grain d’humanité, Que vouloir l’établir est grande vanité ! Une idée a germé, de ma paix intérieure… Celle d’un paradis qui ne soit pas un leurre ! La loi ne suffit pas. La paix est un désir Trop pur pour n’y chercher que mon propre plaisir… Il faut un grand courage… La quête est collective … La paix est exigeante, sa pratique exclusive . Et puis, que voulez-vous, il faut quelque vertu Pour récolter la paix sans être ingénu ! RETOUR
Bernard a traversé la route pour ce reposer dans ce monde que l'on dit meilleur, un jour de 2008. Il a été l'ami de bien des années sur le chemin de Regards.... Il reste présent en nos coeurs et de sa nouvelle maison, sans doute a-t-il un sourire compatissant sur notre association.
INCULTE "La culture inclut tous les éléments qu’a assimilés tout membre d’une société donnée. Le développement des études ethnologiques a démontré que toutes les cultures se valaient." "Hachette Livre" "Les sources d’un écrivain, ce sont ses hontes ; celui qui n’en découvre pas en soi, ou s’y dérobe, est voué au plagiat ou à la critique." E.M. Cioran "On écrit entre deux renonciations." E. Jabès "Ecrire, c’est mettre en ordre ses obsessions." J. Grenier C’est l’histoire d’un mec qui n’a jamais été lui, qui par la force de la vie n’a jamais pris le temps d’exister. C’est l’histoire d’un homme, un brave homme que la vie a mené par le bout du nez, désireux de s’évader de la médiocrité d’une vie entre pauvreté et fins de mois assurées. Après une scolarité flirtant plus avec le tableau d’honneur qu’avec le radiateur il a suivi son nez dans la filière technique au grand regret de son professeur de français, sans que la sanction de diplômes lui permette une ambition démesurée. Ce chemin ne lui avait pas permis de remplir son bagage à culture. Qu’importe. Il n’existe pas que ces références. La culture peut être spirituelle comme un propre enrichissement personnel. Il n’avait lu ni Socrate ni Proust, ni Baudelaire ni Rimbaud. Il avait gardé précautionneusement ses Lagarde et Michard, ses Castex et Surer, un Victor Hugo œuvres choisies et un Voltaire Romans et Contes, les livrets des œuvres de Racine et Corneille apprises en classe, et un gros ouvrage reçu en prix d’excellence, cent chefs d’œuvre du musée du Louvre. Souvenirs inoubliable car cet enfant a été félicité par la famille. Il était, par cette récompense, devenu important. Il avait lu et relu Alexandre Dumas et Jules Verne et retenu quelques textes qui lui avaient valu de bonnes notes en récitation. Il avait eu la chance d’avoir deux ou trois profs à admirer, dont son prof de français, hors concours, et un prof de maths dont l’organisation et la pédagogie responsable auraient donné la bosse des maths à un élève incapable de franchir l’obstacle de la règle de trois en seconde ! Cet homme chanceux pourquoi insister sur ce mot, cet homme aurait-il besoin de s’en convaincre ? a travaillé quarante et deux années, à cette époque des quarante heures par semaine qui acceptait qu’un cadre en fit soixante, qu’un chef bavard ah ce chef, quel dégât il a fait poussait parfois à soixante dix ! Il est arrivé à la retraite, désireux de renouer avec l’envie d’écrire envie de comprendre cette vie de fou, envie d’exploser, envie de tout remettre en ordre mais comment le faire sans choquer, brusquer et être à nouveau jugé comme lorsqu’il était enfant ou avec ce chef !!!!!..... L’intellect un peu usé par le travail, l’interdit d’interdire, le stress et le tabac ça c’est vraiment mauvais et signe d’un évident mal d’être. Fumer, c’est se donner une présence, une importance., ses neurones à mémoire sont défaillants normal, il suffit de les utiliser dans les activités choisies et aimées. . Érodé, le senior et pourtant tellement riche, riche de cet intérieur qu’il n’ose dévoiler et qui pourtant est transparent. ! Il se met à aligner les mots qui lui restent, pour retarder l’échéance du troisième âge ! pour extérioriser toute sa vie, pour transcender et accepter son passé. Pour espérer réapprendre une nouvelle vie. 10. Il est je et je tue il, mais il est celui qui a foncé la tête dans le guidon. Je est-il un autre je est obligatoirement autre. ? Pas si sûr ! Je va faire comme si, une page blanche, un stylo-bille, des ratures "Se tromper est humain, mais lorsque la gomme s'use plus vite que le crayon, c'est qu'on exagère." – J. Jenkins Je va s’acheter une machine à écrire, je va écrire, écrire, pour son plaisir, pour oublier il, pour retrouver son enfance, ses rêves, et peut-être réapprendre à apprendre ! réapprendre ou continuer à subir sa souffrance ? Puis je s’est acheté un ordinateur. Je a transplanté ses textes sur le disque dur ! Je a imprimé pour bien matérialiser son passé et ses souffrances ! Je a sauvegardé on ne sait jamais si je les perdais ou les oubliais ! Je a contemplé son ouvrage histoire de se faire un peu plus mal (c’est fou comme se faire du mal fait du bien)! Je a été dans un ou deux salons du livre, je a proposé ses écrits, je a compris qu’il y avait un moule, et qu’il n’était pas affûté pour ce moule. Je a failli laisser tomber. Je est allé sur Internet, pour meubler, et rester jeune. Et découvrir autre chose, peut-être d’autres qui comme lui souffraient, histoire de ne pas être seul. C’est alors que je me suis dit que il et je, c’était bien, mais que si je m’y mettais ce serait aussi bien ! Il et je, c’est aussi moi enfin, tu y penses, il faut arriver à la 4è page, il était temps !! Trois moi, Iljemoi, et un goût de liberté, un goût de tant pis, mais je m’éclate bof ! visiblement pas tant que cela! Trois moi, et un vécu des trois qui gueule sa révolte, la manipulation ambiante que iljemoi accepte. Iljemoi est dérangé, souffre mais accepte cela. Le drame avec moi, c’est que je fais comme je le sens, que mon émoi et mon ego fuient les moules, c’est ce que tu dis. Les moules tu n’aimes pas mais tu y foncent tête baissée dedans, c’est là l’un des problèmes.car dans le moule je perds la frite et tu aimes te faire souffrir. De quoi veux-tu te punir ?! Le moule, c’est la pensée unique. Un moule ne fabrique que des clones. Dédoublement de la personnalité, Iljemoi est-il un autre pourquoi serait-il autre puisqu’il est toi. TA personnalité, ? Un produit des précédents, avec ses manques et ses certitudes, un clone à reculons qui refuse de se retourner de peur de découvrir un inévitable précipice ? pas un clone un Etre qui veut vivre sa vie et qui s’englue dans son mental. Treize années de scolarité studieuse, quarante-deux années de travail studieux, et ce moule dans lequel il faudrait encore que je me glisse avec mon costar deux pièces de mec. Qui te le demande ? Personne sinon ton mental. Romps avec les habitudes. EXISTE par toi, pour toi et tu seras pour les autres. ! Exigeant le moule ! Patte blanche, cursus, diplômes, curriculum, amitiés, œuvres, paraître et faire savoir, savoir faire, savoir le dire et étalage de culture, inculture du bon sens et maquillages médiatiques, promotion et asservissement au système ! "Changer n'est pas devenir quelqu'un d'autre, c'est devenir qui on est … et l'accepter." – J. Salomé "Nous voyons toujours le meilleur chemin à suivre, mais nous ne prenons que le chemin auquel nous sommes accoutumés." – P. Coehlo "Nous ne voyons que l'avenir et pourtant, c'est le présent qui nous tue." – E. Jabès Liberté où es-tu ? C’est vrai que personne ne me demande rien ! C’est vrai. C’est vrai que je peux, là, tout de suite, tout arrêter c’est vrai que tu peux choisir la liberté de tout reprendre à zéro et de vivre dans ce que tu souhaites, comme tu le souhaites au lieu de te tuer à petit feu.! La terre ne s’arrêtera pas de tourner... Moi, si ! Car quoi d’autre ? il manquera une pièce au puzzle que constitue notre monde. Et un puzzle sans une pièce est obligatoirement plus fragile, même si la pièce se croit insignifiante C’est vrai que je ne suis pas particulièrement bavard. C’est vrai que je supporte mal la contradiction. C’est vrai que j’ai une envie de paix qui me taraude les neurones. Prends la paix dans cette vie. C’est vrai que la vie ne m’épargne pas la maladie la vie ou toi ?, que je dois la faire oublier à mes familiers si je veux vivre bien parce qu’ils vivent bien, fonction aussi de mon bien vivre ouais, c’est pas gagné côté simplicité de l’esprit, il y a des moments où tu es vraiment tortueux. ! La vie bonne, c’est celle qui ne se laisse pas terroriser par la mort, la vie bonne c’est celle qui accepte la mort comme un élément fondamental et essentiel de la vie. On donne la vie, on donne la mort. Nos anciens l’avait bien compris et dans les peuples d’Afrique la mort est une joie (ce n’est pas une raison pour anticiper cette mort). Je ne peux que très difficilement utiliser ce mot "mort". Je préfère "départ". La mort est une fin de tout, mourir en fait c’est commencer un autre voyage, dont revivre. n’est-ce pas ? Alors n’en parlons pas ! Juste ce qu’il faut, quelques mots, par honnêteté affectueuse. Et passons à autre chose ! Quand j’ai enfin compris que quoi que je fasse et que quoi que fasse mon gouvernement c’est toujours moi qui paye en tant que contribuable consommateur citoyen, que chaque fois que je cotise à hauteur de cet important revenu de cadre moyen retraité que je me suis acheté à crédit, personne ne vient me dire merci, j’ai compris que l’Altruisme n’est pas un vain mot et que sa pratique citoyenne en cache l’existence ! Je le pratique par Bercy et Caisses interposés ! Ne me dites pas merci, mais foutez-moi la paix ! C’est l’ABC de la solidarité ! Le sens commun semble ne plus savoir comment fonctionne la solidarité nationale. Depuis que j’ai atteint cette frange de population où les fins de mois sont assurées grâce à un salaire décent de cadre moyen, j’ai acquis la culture de la vache à lait ! Je m’évade dans l’écriture, c’est vrai. J’ai cette chance de pouvoir le faire. Le moule est exigeant, il est plus aisé d’y faire un four que d’y faire un tabac ! ce moule t’apporte aussi, si tu l’acceptes bien des échanges et des partages. Rares sont ceux que l’on peut solliciter pour savoir si l’ouvrage mérite d’être partagé ! Mon manque est culturel. Ma mémoire ne fonctionne plus à l’aune du besoin. Les outils sont usés ! Le métier d’écrivain demande une culture de la langue sans laquelle les idées ne peuvent s’exprimer avec justesse. La moindre virgule change le souffle de la lecture… faux, c’est la culture du cœur qui manque aujourd’hui dans la culture. On se masturbe l’esprit avec les envolées, les phrases que personnes ne comprennent. Le public , du moins un certain public veut des mots du cœur. Rien de plus. Le moule a son langage, ses coutumes, bien au-delà de la grammaire ! Comprendre qu’un seul mot vaut par sa signification toutes les phrases maladroites pour la décrire !…Se battre pour posséder un vocabulaire important quand on peut faire l’économie des mots par un choix judicieux ! arrête tes complexes, ils sont obsolètes avec tout ce que je t’ai dit (sourires). Encore faut-il pouvoir se le permettre. C’est tout l’art de l’homme cultivé pour lui-même et accessible à ses semblables. L’épistémologie ( étude des sciences et du savoir), l’ontologie (connaissance de l’être), l’ascèse (pratiques du perfectionnement moral et du progrès spirituel de l’individu), l’exégèse (critique et interprétation des textes), la gnose (connaissance exhaustive de Dieu), la logomachie (assemblage de mots creux), la métaphysique(spéculations sur les idées), la noosphère(le monde pensant), la polysémie( un mot à plusieurs sens), la palinodie(désaveu de ce qu’on a dit ou fait), le syllogisme(type de déduction formelle), le sophisme (raisonnement qui vise à induire en erreur), la sémantique (relative au sens de la linguistique), autant de truismes (vérités évidentes et banales ) que la taxinomie ( science des lois de la classification) rend abscons ( obscur) et qui écartent l’ataraxie ( absence de troubles) de mon chemin ! es-tu certain de parler encore le français, le vrai, tu sais, celui qui bouscule ou émeut. Ce sont des mots qu’il n’a pas connus, je va les découvrir et tenter de les comprendre et de les retenir à quoi bon... Moi je sais qu’ils existent et je sors mon dictionnaire chaque fois qu’ils se manifestent. Je voudrai lire tes tripes, ton cœur mais aussi ton âme, laisse les mots cités plus hauts pour les intellectuels. Je voudrais les employer mais ils ne sont jamais là quand j’ai besoin d’eux ! Ma mémoire n’en veut pas ou pas longtemps ! Je constate que ceux qui les emploient sont issus d’un cercle métaphysique et philosophique à forte connotation khagno-normalienne ! sont-ils plus heureux de tout ce savoir ? Parmi eux, seuls ceux qui acceptent de parler comme tout un chacun sont accessibles à ma compréhension ! Je leur sais gré de le faire avec élégance, pour ma propre élévation intellectuelle ! D’ailleurs l’élégance a paraît-il toujours fait bon ménage avec la simplicité ! C’est le merci de la culture intellectuelle à la culture de la vache à lait. La culture de la vache à lait se contente des mots aimer, haïr, tromper, égoïsme, argent, justice, foutoir, éducateur, racisme, proximité, sécurité, chomdu, impôt, CSG, emploi, salaire, retraite, grève, manifestation, avantages acquis, service public, CGT, plan social, guerre, terrorisme, pensée unique, OMC, ONU, religions, sectes, sanction, capitalisme, économie de marché, CFDT, keynésianisme, FO, télévision, publicité, RTT, Internet, ADSL, AOL, câble, satellite, SMS, SICAV, TPS, TVA, TTC, TGV, VIVENDI, parts de marché, OPA, déficit, trou de la sécu, trou d’ozone, trou noir, trou de mémoire, pollution et catastrophe naturelle, vingt heures, prime time, troisième âge, malaise des jeunes, banlieues, projet, atelier, respect, motivation, rentabilité, look, cool, métal, techno, extasy, herbe, tournante, marasme, accidents de la route, Europe, Islam, attentats, le quotidien quoi ! Voilà ! et ben, ya du boulot pour retrouver la simplicité ; La culture de la vache à lait, c’est la culture du quotidien ! La culture intellectuelle c’est la culture du beau et du sordide, du passé et de l’avenir ! Sauf que l’on trouve, à mon avis, plus d’analyse du passé que de projection sur le futur ! Qui osera proposer autre chose que la déclaration universelle des droits de l’homme ? Hélas, plus personne ne naîtra en 1740 ! Seuls les catastrophistes ont une vision de notre futur ! Pas gai ! Pax domini sit semper vobiscum… "L’œuvre d’art ne s’obtient que par contrainte et par la soumission du réalisme à l’idée de beauté préconçue." André Gide Qui suis-je pour juger enfin une phrase intelligente (excuse) je n’ai pas de culture ! Comment juger Buren, je n’y comprends rien ! Bizarre, ma mémoire se souvient d’une rayure, d’une colonne, et d’un bonhomme qui explique son art pour le vendre ! Le trauma de la colonne-rayure, ça doit pouvoir se soigner, non ? Le drame est que cette culture s’étale et que je ne peux pas ne pas la voir ! Je croyais naïvement que la culture, dès lors que l’envie s’en manifestait, n’avait pas besoin d’explications, que sa vue, sa lecture, son audition, se suffisaient à elles-mêmes pour le plus grand nombre ! Je croyais qu’elle était la beauté, qu’on allait me laisser libre de l’apprécier à ma convenance, de l’admirer avec mes yeux d’enfant, de rêver sur mon nuage, de l’inclure dans une histoire à moi ! La Joconde me parle, de son sourire énigmatique, mais elle me parle ! Qu’entends-je me direz-vous ? La transparence bienveillante d’une musique ineffable. Merci Leodarno da Vinci ! Je crois que le succès d’un ouvrage tient dans ce qu’il est partagé avec chacun des lecteurs, spectateurs, auditeurs. Chacun devrait doit. Pourquoi demander plus ? le savourer dans l’intimité de son ego, comme on goûte en silence un bon vin. Après le claquement de langue sur le palais, la cour peut causer ! Si c’est bon, peu de mots suffisent. Un ouvrage ne se partage pas comme un gâteau, il n’y a pas une tranche pour chacun ! C’est chacun le tout . Ce qu’il en reste à chacun peut se partager, digestion effectuée… J’ai soif de culture, il ne me reste qu’un certain temps à y consacrer, ma mémoire à besoin de mastication et de rumination pour fonctionner. La rumination est un exercice solitaire !rumine ta douceur de vivre, la simplicité de la vie, l’enrichissement des échanges. Le reste… simple littérature… Buren m’emmerde avec ses toiles à matelas ! Les carapaces des acariens doivent y être rayées ! Bien sûr je n’y comprends rien, je n’ai pas de culture ! C. Millet préfère les capots de voiture à la toile à matelas pour s’envoyer en l’air. Je hais les femmes écrivains qui en ont plein la bouche quand elles parlent de sexe. Bien sûr, je n’ai pas de cul- ture…Les taulards font des livres, qui sont édités, et parfois vendus. Les politiques mis en examen, jugés, emprisonnés, font des livres, qui sont édités, et parfois vendus. Les libérés conditionnels font des livres, qui sont édités, et parfois retirés de la vente, quand leur parole a pris la fuite…Ce n’est pas par vocation littéraire ! sans importance, on vit dans un autre monde mon grand, il est temps que tu t’en aperçoive tout de même. Si je dois encore le répéter dans les pages restantes, je vais finir par croire que je suis sénile et à mon âge, c’est grâve non ? Les déviants de la morale élémentaire font des livres, sont édités et en vendent. Bien sûr, je ne comprends pas, je manque de culture ! Peut-être suis-je jaloux ? Hein ? C’est ça ? C’est ça ! Cela vous arrangerait bien, hein ! Ben voyons ! Un inculte qui juge ! Encore un retraité scribouillard ! Si on laisse faire tous ces petits écrivaillons retirés en province, ils vont sauter sur la décentralisation pour faire exploser le microcosme ! Ils attentent à la Liberté de ‘logomachier’ ! Celle des salons et des cercles parisiens où l’on devise dans un courant de pensée pour écrire dans un courant de mode, entre mini jupe sans culotte et dessous de ceinture sans slip ? En pleine épidémie du SIDA c’est de l’incitation au suicide collectif ! Ce n’est pas avec ce genre de littérature que le niveau culturel des lecteurs va s’élever ! D’ailleurs la liberté n’est jamais sortie des cercles ! On y tourne en rond ! On s’y centripète… laisse tous ces gens entre eux et vas vers ceux qui te sont chaleur. Chacun dans sa case, dans son monde et laisse faire la vie. Cool. La liberté ? Libre, en toi tu l’es … si tu le veux (c’est de moi, c’est beau non !!!) C’est un objectif ambitieux dont on dira toujours que, comme tous les objectifs, il n’est pas fait pour être atteint ! Pas besoin de culture pour comprendre ! Le bon sens et le sens commun suffisent ! L’égalité ? C’est une valeur métaphysique qui n’a de fondement que dans le clonage de masse des êtres avant toute expérience ou tentative d’application ! quelle erreur, c’est l’égalité que tu te donnes, rien de plus. Et pourquoi vouloir être égal de… Sois Toi bon sang ! La Fraternité ? Pour y croire, il faudra réinventer quelque chose, qui ne soit pas d’émanation sectaire ! On l’a remplacée par la solidarité nationale, en oubliant de dire que c’est celle de l’impôt et des cotisations. Défaut d’éducation ou culture du non dit ? fraternité du cœur et de l’esprit, pourquoi vouloir autre chose. L’hypocrisie. C’est l’attitude qui consiste à affecter une vertu qu’on n’a pas… Rien à rajouter. Tout le monde comprend, cultivé ou pas. Beaucoup la pratiquent, sans vertu ni vergogne. On est seulement des Etres Humains, on a droit à quelques défauts tout de même. Voilà pour les fondamentaux appris à la prime école. La notion d’une liberté responsable est tellement bafouée qu’il devient ridicule de seulement l’évoquer. Encore cet apprentissage de l’enfance. Respire et évacue, sinon tu vas mourir asphyxié et ça c’est vraiment pas chouette. L’exemple est quotidien : la publicité qui m’est infligée à la Télévision ne me laisse d’autre choix que de la tolérer ou ne pas la regarder. Même si je ne la regarde pas, elle me contraint à attendre vingt et une heures pour regarder le spectacle que j’ai choisi prends ce temps pour simplement être toi. Tranquillement ; Comme en plus, en tant que consommateur, c’est moi qui la finance… c’est cul par-dessus tête ! Le système est drastique : pas de pub = augmentation de la redevance. Ils me tiennent ! C’est cela l’économie de marché, et la perte de liberté qui va avec. Les cultivés, écrivains, critiques, révoltés, sont eux-mêmes pris au piège de ‘la promotion obligatoire de leur bouquin en télévision’. Tu peux aussi ne plus avoir de télé ni électricité, ni voiture, ni… Et vivre en ermite au fond d’un bois. La vie est ainsi, tu ne vas pas la changer alors vis avec en en prenant les avantages (ou ce que tu penses être avantages) et laisse les inconvénients. T’arrêter dessus ne peut que te faite du mal. Laisse glisser tes contrariétés (toutes) et respire. Je me propose de lister d’autres péripéties de la vie qui ne me laissent aucun choix : La naissance, le sexe, la couleur de peau, la religion, le lait maternel, le caractère du père, la mère patrie, la composition de la fratrie, la tête du prof, la connerie du déconneur de service dans la classe, la femme que j’aime qui ne m’aime pas, le temps qu’il fait et le temps qui passe, la maladie, l’accident, la guerre, la récession, l’insécurité, le non-respect de la déclaration des droits et Devoirs de l’Homme… ACCEPTE, L’ACCEPTATION. le fait d’être bien dans sa peau ou pas dans le Système proposé ça, tu peux le choisir, c’est toi qui influe là-dessus. Tu n’es pas victime mon ami, mais acteur de ta vie, toujours même dans la renonciation, la colère etc. tu es acteur... Mon inconscient lui-même me tient prisonnier quelque part, et ton conscient cherche à le révéler et aussi l’éducation reçue, qui m’interdit de l’écouter… Liberté ! Espace de liberté…Je préfère dire pré carré des optimistes. Cela n’engage que moi. Là, tu est vraiment incroyable. La liberté est dans ta tête. Ouvre la fenêtre , aère ton cœur, ton corps et ton me et VIS. "L’humanité ne produit des optimistes que lorsqu’elle a cessé de produire des heureux." G.K. Chesterton "Le vrai mystère du monde est le visible, non l'invisible." – Oscar Wilde "La force pour changer ce que je peux changer. La sérénité pour accepter ce que je ne peux changer. La sagesse pour distinguer l'un de l'autre." – Marc Aurèle "L'esprit a beau faire plus de chemin que le cœur, il ne va jamais aussi loin." - Proverbe chinois "Si nous souffrons, cela ne vient pas des lieux que nous fréquentons, mais bien de nous : nous n'avons plus la force de nous supporter." – Sénèque "de la tranquillité de l'âme" Le bonheur des autres nous étant intolérable nous n’avons de cesse de les détruire. La production d’optimistes est donc une activité pérenne. La liberté, c’est d’abord une bonne dose d’optimisme pour me répéter, chaque fois que cela est nécessaire, que je ne suis pas si malheureux, que c’est pire ailleurs, que je suis libre de faire le bien, que si on me fait du mal il y a une justice, et qu’à défaut de celle des hommes il y aura celle de Dieu, si on me laisse la liberté d’y croire ! Le pessimiste n’est lui jamais libre. Trop réaliste, il est prisonnier d’un déficit d’utopie. Notons toutefois que l’utopie béate ne perdure pas dans les méandres du réalisme! Comment être heureux quand on est cultivé ? Comment être optimiste lorsqu’on est cultivé ? Toute culture a besoin de fumier pour faire germer et pousser sa semence. Pas de quoi pavoiser ! D’un autre côté, l’idée d’un renouveau grâce au fumier latent est séduisante. Appelons-le terreau, ce fumier, et chacun y trouvera des racines et des fleurs ! Alors ! Mon inculture est-elle un atout ? Si je suis optimiste, je transforme l’échec à venir en succès à conquérir. L’inculture peut-elle conduire à l’échec ? Si je suis pessimiste, je me fais tout petit, et salut la compagnie, je me replie avec armes et bagages ! Je me veux optimiste, en quête d’un bonheur suffisant. Immédiatement, je pense à inventivité, créativité, spontanéité, nouveauté. Si je pars de zéro culture, je ne peux qu’inventer ou me taire. Si j’étais cultivé, si j’avais mémorisé, je bénéficierai de la longue sagesse humaine qui, de Pythagore et Thalès à Socrate et Platon en passant par Aristote et Épicure, qui de Saint Augustin à Descartes, Spinoza, Diderot, Kant, Schopenhauer, et plus près de nous Dérida et René Girard s’est enrichie des apports successifs de la réflexion, du délire et de la démesure si l’on admet Freud et Nietzsche dans le peloton des sages ! À condition de savoir trier, je serais riche. Thalès et Pythagore ont laissé des traces profondes ! Ces deux là sont indéracinables. Pour démontrer Pythagore on utilise Thalès ! Les fondamentaux ont la vie dure ! L’école a du bon ! La curiosité naturelle aussi.. Je veux savoir ce qu’on me cache dans ce qu’on me montre dit Sollers… Dès que sont abordées les différentes écoles de philosophie, la mémorisation subit l’anomie ( destructuration) ambiante et je frôle l’aboulie ( incapacité à agir)! S’y ajoute un zeste de religieux et d’absolu et me voilà perdu ! Pour peu que des scientifiques se mêlent de philosopher et fassent prévaloir la taxinomie ( lois de la classification) sur le syncrétisme ( système qui tend à fondre plusieurs doctrines différentes) je suis largué ! Einstein bouscule les certitudes scientifiques. Où va-t-on si les certitudes n’ont aucun avenir ? Tout se passe comme si les certitudes ne tenaient qu’entre deux découvertes, entre deux génies complémentaires ou contradictoires. Je préfère le confort paresseux de mon inculture littéraire. Je l’avoue humblement. Je peux à bientôt soixante-dix ans promener ma curiosité dans des sentiers inconnus. C’est un luxe, non ? Pas de risque de plagiat, de copie, de béni-oui-ouisme, je suis l’élève de tous quand l’éclair d’une citation me paraît conforme à ma pensée, et je ne suis le disciple de personne. Je grappille les mûres sur les ronciers! Je me disperse ? J’adore me balader le nez au vent dans les citations des grands auteurs, et des autres. Inclassable ? Être classé c’est être enfermé dans un tiroir qui ne s’ouvre qu’au gré des modes ! Être classé c’est s’exposer à la monoculture, et un jour à la jachère ! En politique comme au quotidien il m’arrive d’avoir des besoins de gauche un jour et des besoins de droite un autre jour. Ce n’est pas de ma faute s’il faut changer de magasin pour trouver l’article à ma taille ! J’ai été ambitieux, dans ma vie, je ne crois pas avoir été carriériste. L’état de carriériste suppose une astreinte intellectuelle rare, une vigilance quasi permanente, un esclavage à l’objectif visé, qui eussent été au-delà de mon désir d’indépendance. J’ai toujours eu besoin de respirer à intervalles réguliers l’air de mon choix, là où il n’y a nulle contrainte de choix. Le vide dans ma tête en osmose avec le plein de beauté de la nature…Le geai et le rouge gorge…et pas Buren ! Je veux bien être celui qui ne cuisinera jamais telle ou telle spécialité mais pas celui qui n’en mijotera qu’une seule sa vie durant. Iljemoi est comme cela, rebelle à l’épithète définitif et réducteur ! J’en ai trop souffert, de la spécialisation. C’est un matheux - C’est un littéraire- Il court en demi-fond - Ce sera un bon N-1 - C’est un homme du sérail - C’est un diplômé - C’est un Centralien - C’est un homme de Méthodes - C’est un autodidacte - C’est la référence technique - C’est un killer - C’est un looser - C’est un chef - C’est un bon élève, c’est un élément sûr, c’est un homme de synthèse !… C’est un analyste hors pair, c’est un créatif, un inventif, un innovateur ! C’est un blanc - C’est un cancre - C’est un noir - C’est un génie - C’est un juif - C’est un arabe - C’est un infidèle… C’est un con… C’est un pauvre ! Le harcèlement intellectuel trouve là le terreau de sa turpitude morbide ! Le harceleur remplace c’est par vous êtes ou vous n’êtes pas et le couperet tombe, qui ‘nique la nuque du mec’ et l’envoie au placard ! Parce que le harceleur est forcément intelligent, puisqu’il a le pouvoir de harceler ! Bon, il n’a pas la culture de l’humanisme. On ne peut pas tout lui demander ! L’ascèse lui est étrangère, l’altruisme serait faiblesse, il en deviendrait paternaliste ! Quelle horreur ! Scandale ! Infamie du classement, oui ! Inculte inclassable, telle serait ma case ? Dans les divers sans étiquette ? Pas bon, ça ! La culture ne vaut que par les traces indélébiles qu’elle laisse en nous. Je suis un incultivé…et j’ai peur de réinventer le fil à couper le beurre ! Tout a été dit, depuis si longtemps, si bien ! Dieu merci nul n’est parfait. Il ne nous reste que le domaine des erreurs à explorer. Qu’est-ce qu’une erreur philosophique ? Une idéologie catastrophique comme en a connu le vingtième siècle ? Une aporie ( difficulté logique sans issue) ? Un déficit de sagesse ? Il ne nous resterait que l’aggiornamento (adaptation au progrès) pour être créatif ? Les erreurs sont inévitables, les échecs sont le fondement de l’expérience, les deux cimentent l’imperfection, seule l’imperfection est créatrice (Trinh Xuan Thuan, le chaos et l’harmonie). On est bien dans le même domaine de l’adaptation au progrès. C’est une démarche de fourmi, le pas à pas de l’histoire, l’érosion du proverbe, l’explosion du verbe, le podium des Nimbus et l’émergence des fondamentalistes ! Toutes les références sont blackboulées. Pendant que d’autres s’enferment dans l’obscurantisme, je sombre dans la nébuleuse intellectuelle. La soupe y est bonne, je ne possède pas la recette, hélas … Je m’en invente une. Inclassable ? C’est la mienne. Salée sucrée, un peu amère, un rien douceâtre. Sera-t-elle appréciée par des censeurs au propos dédaigneux ? Je les entends : "De nos jours il y a plus d’écrivains que de lecteurs ! Nous, nous avons eu très jeunes la vocation de l’écriture ! Il faut commencer jeune ! La consécration est une longue route difficile ! L’écriture n’est pas une amusette, c’est une exigence de tous les instants ! Moi je me lève à quatre heures du matin et j’écris jusqu’à quinze heures ! Je ne voudrais pas vous décourager, mais… On ne fait pas fortune dans l’écriture, vous savez ! Vous avez essayé à compte d’auteur ? Si vous aviez une préface par un auteur connu…" L’aventure est à ce prix ! Sauf que je ne me vois pas faire le siège d’un auteur connu : "Maître, j’ai une grande admiration pour votre œuvre, j’ai lu tous vos ouvrages, j’ai moi-même commis quelques pages, je souhaiterais…" Il sait bien qu’à nos âges on n’admire plus, on juge ! Pas d’hypocrisie, on a un besoin ! Il me voit venir ! Je sens qu’il va être condescendant, je ne supporte plus. Honte ? Fierté ? Peur de perdre la face ? Comment faire face à un face à face avec un éditeur sans avoir obtenu qu’un auteur connu fasse une préface ? Face…ilité des mots ! J’ai peur qu’il n’y ait qu’une seule réponse : Être un bon auteur dans un moule porteur ! Etre soi, dans un monde choisi.
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