Marie-Noëlle HOPITAL 13 - Marseille

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LINCEUL Au seuil de la vie, des eaux grandes, des eaux mères…Au seuil de la mort, un fleuve pour les Anciens…Une barque mène les corps accompagnés des âmes sur l’autre rive, celle des Enfers. Regard en arrière : métamorphose en statue de sel, de grès ou de granit. Au point de la nuit, l’Orphée, grec ou brésilien, ne peut rejoindre Eurydice. Qui n’hésite à franchir le pas vers le Purgatoire ou le néant, vers le Ciel ou vers le vide, le noir absolu ou vers le blanc, négation de toutes les couleurs de la vie ? PAS SUSPENDU Le pas suspendu de la Cigogne, la patte en suspension du flamant rose sur la surface lisse et limpide de l’étang : du nid minuscule aux immensités du firmament, de l’infini des mers à l’intime cocon, la demeure qui attend l’oiseau migrateur ne sera ni vraiment la même, ni vraiment une autre. Pas suspendu de l’être humain qui s’aventure près des frontières. Col de la montagne, fil de la rivière, phare à l’orée du port, lampe allumée aux confins de la forêt. Inaccessible abri quand cogne la tempête au flanc de la falaise, maison de l’ogre ou de la fée des bois, nul voyageur ne sait ce qui lui adviendra de l’autre côté de la montagne, de la rivière, de l’océan, de la forêt ou du pays. Je songe aux nouveaux mariés du film de Théo Angelopoulos, éternellement séparés par le cours d’un fleuve ; ils peuvent bien jeter des fleurs sur le lit, jamais l’eau ne tarira. Ils ne nageront pas, et s’en iront seuls, chacun de son côté, victimes des frontières, barrières plutôt que passages entre peuples voisins. Dans un monde qui abolit les distances, tant de seuils restent inviolables, tant de traversées impossibles, tant de murs se dressent entre les hommes, tant d’étrangers sont interdits de séjour, condamnés à errer dans le ciel sillonné de charters, sur des mers grouillantes de navires surchargés. Méditerranée, cimetière des exilés dont les rêves ont échoué loin du rivage ou se sont écrasés sur les côtes de pierre … de la terre. L’EPOUSE DES ILES A l’entrée de l’immeuble, les copropriétaires avaient décidé d’installer une caméra qui enregistrait les allées et venues des habitants et de leurs visiteurs ; ce n’était pas du goût des psys qui avaient leur cabinet au troisième étage, mais ils étaient minoritaires et n’avaient d’ailleurs pas l’intention de déménager : les locaux avaient été rénovés et la proximité d’une bouche de métro satisfaisait la clientèle ; la conduite automobile était déconseillée à certains patients sous médicaments, d’autres n’avaient pas le permis ; pour ceux qui se déplaçaient en voiture, il y avait un parking à proximité ; toutefois la majorité des patients utilisait les transports en commun. La concierge appréciait le nouvel instrument qui lui permettait d’observer les gens depuis sa loge ; elle pouvait surveiller les moindres mouvements tout en restant tranquillement assise. Certes, la propriété s’était déjà dotée de digicode, de barrière électrique puis avait embauché un veilleur de nuit. Mais on ne prend jamais trop de précautions. Jérémie Parangon sonna. Le psychiatre pressa sur le bouton qui actionnait le portail ; le client monta l’escalier quatre à quatre ; il connaissait par cœur les murs beiges ; le moindre creux dans une dalle, la moindre rayure sur la rampe de bois cirée, la moindre écaille au plafond, tout lui était familier. Il aimait cette vieille demeure aux pierres épaisses, l’appartement aux couloirs obscurs, aux doubles portes, aux doubles vitrages…Les secrets des malades étaient bien gardés ; dans la salle d’attente, le silence était profond ; seuls quelques bruits de pages froissées, de rares soupirs rompaient le lourd mutisme fait de pensées ressassées, d’obsessions ruminées, de réflexions tournées et retournées comme des galets indéfiniment caressés. Le temps semblait quelquefois long. Enfin, ce fut son tour. Allongé sur le divan, il commença par se plaindre ; un premier black l’avait bousculé, un second lui avait pris son portefeuille…Il en était sûr, les deux noirs étaient de connivence ; question de couleur ? oui, d’ailleurs les prisons étaient pleines de gens bronzés, ils étaient si nombreux, des étrangers tellement envahissants, il fallait se méfier, il avait peur…pour lui ? non, pour sa femme , elle n’était pas à l’abri d’un agresseur. Le psy lui demanda ce qu’il pensait des blancs ; assurément, ils étaient moins dangereux. La séance se terminait déjà. La main du docteur se tendit. Jérémie tint à préciser qu’il ne doutait nullement de la fidélité de son épouse. Du reste, elle était là, elle était venue le chercher, il avait confiance. De fait, une silhouette fine et menue s’était levée à son approche. Le psy retint un mouvement de surprise devant cette jeune et ravissante Cambodgienne. A l’intérieur du cabinet, le soleil devint éblouissant ; le médecin songeait à la jalousie en baissant les stores. Son épouse devait le rejoindre ; il s’était octroyé une pause entre les rendez-vous. Mais Rose tardait…tandis que son mari contemplait la statuette africaine logée dans une niche entre deux rangées de livres. La concierge avait aperçu une personne de couleur dans l’entrée ; la place de femme de ménage était prise depuis longtemps ; que faisait-elle ici ? « Madame, cette résidence est interdite. -Mais… » Surtout, ne pas la laisser parler, débiter son boniment ; que cherchait-elle ? Colportage, publicité ? Ce n’était pas une mendiante en tous cas, elle semblait bien nourrie, pas mal habillée, sûre d’elle. Monique Blatère lui expliqua qu’on n’avait pas besoin de femme de ménage ici, que les représentants…Impossible de l’interrompre. Sa masse imposante barrait l’accès de l’immeuble. Quand le flot de paroles cessa, Rose put ouvrir la bouche : « Enfin ! Vous ne me reconnaissez pas ? C’est vrai que je viens rarement…Madame Rose Braumann, Docteur Rose Braumann. », cela dit en accentuant légèrement le terme « Docteur ». La gardienne pâlit et se tut, stupéfaite, les yeux écarquillés. C’était…la femme du docteur blanc, il avait choisi une native des îles, une consoeur, de surcroît. Revenue de son étonnement, la concierge se confondit en excuses. Une telle méprise risquait de lui coûter sa place ; a-t-on idée, aussi, un médecin, un spécialiste, une femme noire !...qui franchit le seuil avec aisance ; sa démarche était chaloupée. « Elles prennent nos hommes, » songea Monique Blatère médusée, en la regardant s’éloigner. Rose grimpa rapidement les étages avant de tomber nez à nez avec la sculpture d’Afrique qui trônait dans le bureau de son époux. « Tu en as mis du temps ! » remarqua le mari. Elle raconta l’incident en riant. « Et en plus, il y avait un couple qui sortait. -Une Cambodgienne ? -La femme était asiatique. -Le type a réagi ? -Oui, en aparté, mais je l’ai entendu marmonner que bientôt Marianne changerait de couleur de peau. -Bonne idée, une Antillaise pourrait poser pour le futur portrait de notre symbole patriotique. -Tu ne crois pas que le seuil de tolérance des Français de souche hexagonale serait dépassé ? -Bah ! Cette statue d’ébène est bien plus belle que tous les bustes de plâtre qui représentent la République et dorment sur nos places depuis plus de cent ans… » FORÊT NOIRE Loin des toisons vert sombre Des profondeurs ondoyantes sous le vent des Vosges, Loin des toiles givrées Des maigreurs essentielles d’une saison froide et revigorante, Elle se dresse, la forêt noire Carcasses mutilées, cadavres encore chauds, Moignons gris pâle, Les membres fumant tombent en poussière. Odeur rouge sang, carnage muet, La vie s’est enfuie Loin des collines rasées, des monts craquelés, des plaines stériles. Plus un chant, plus un cri , plus un bruit de pas, Silence funèbre sur d’invisibles sentiers. Désormais seules subsistent les maisons des hommes, Mais les arbres ont péri, Les toits perdurent et règnent Sur des champs dévastés, des clairières absentes, des charniers, Animaux et humains confondus, pris au piège Du cercle de flammes, des boucles du feu, Des vrilles, des volutes, des spirales, des tornades, des étoiles incandescentes, Des lueurs d’Apocalypse Ont surgi de la nuit ; Un hiver obscur s’étend à midi, Le jour des moissons d’or A jamais endeuillé. JOURS DE FETE Une robe bleue, tricotée main, avec une frange dorée, ma toilette préférée. Sombre, brun ou noir, le liquide fume dans le bol cerclé de vert. L’odeur du chocolat et sa saveur. Il est presque brûlant, légèrement crémeux. Vitrines bariolées, châteaux de saindoux, les boutiques pavoisent. Le jus rouge et noir des vignes dorées rutile dans les bouteilles. La fête des Vins : à Beaune, les couleurs du festin se confondent avec celles des toits vernissés ; les tuiles peintes de l’Hôtel Dieu rayonnent, ensoleillées. Avant la messe, l’eau bénite, fraîche et fade ; après la messe, le pain béni, une bouchée dans une vaste corbeille ; il n’est pas sec, mince, effilé, abstrait comme l’hostie mais moelleux, épais. Du vrai pain en guise d’apéritif, à la sortie. Les piles d’assiettes en porcelaine étaient la prunelle des yeux de maman, elles ne les sortaient que le dimanche ; le reste de la semaine, elles demeuraient immobiles derrière la glace du vaisselier. Le jour du Seigneur, elles portaient religieuses, éclairs au café ou Paris-Brest. Parfois, je devais les essuyer, les ranger. Un jour, l’une d’entre elles m’échappa. Un service dépareillé, une honte sans pareille. La Fête Dieu : suavité au carré, au cube. Suaves les roses dont les pétales jonchent les autels, suave leur parfum répandu dans l’air tiède, suave le ciel bleu du mois de mai, suave la statue de Marie à la robe couleur de firmament, suave l’effigie d’une sainte et les vapeurs de l’encens. Suavité des bouquets blancs, des tapis de fleurs étalées sur le sol en traînées poudreuses, comme d’innombrables grains de chapelet. CELESTE Séraphin se frotta les yeux : Céleste, cité aérienne, paraissait juchée sur des échasses, telle une colonie de flamants roses ; la ville était construite sur des espèces de pilotis mais elle ne reposait pas sur l’eau, elle émergeait d’un terrain si rocailleux, si montagneux qu’aucune maison ne semblait pouvoir y naître. Les aspérités, les reliefs escarpés n’avaient pas découragé les célestins , bâtisseurs émérites. En effet , de graciles colonnes, de fins piliers, de longues échelles soutenaient à grand peine une multitude de demeures. Les habitants résistaient au vertige, le taux de suicides ne dépassait pas celui qu’on enregistre dans la population du pays et les accidents étaient rares. Les célestins étaient même devenus des émules d’Icare ; cependant, loin d’avoir recours à la cire, ils avaient conçu des ailes en tissus et fils solides . Les hommes oiseaux pratiquaient le deltaplane et le parapente…Au firmament, le visiteur voyait éclore d’innombrables corolles, des fleurs de toile aux couleurs vives, montgolfières ou planeurs ; ces moyens de locomotion légers et silencieux avaient leur faveur. Célestins et Célestines glissaient doucement dans l’espace ; nulle vocation d’astronaute ou d’aviateur parmi eux : adeptes des engins non polluants, peu gourmands quant à l’énergie, pas très rapides, ils appartenaient plutôt à la mouvance verte ; toutefois, leurs déplacements ne s’effectuaient pas seulement dans les airs mais aussi sur des ponts de singe, des escaliers roulants, ascenseurs et funiculaires ; ils utilisaient aussi des trains à crémaillère, des cordes lisses, les fils s’enchevêtraient et formaient un écheveau très complexe ; pas de failles dans le sol , pas de risque de tremblement de terre auquel les frêles édifices n’auraient pas résisté ; les cloisons étaient minces, les murs sans épaisseur ; sur les terrasses, les jardiniers cultivaient une flore de montagne composée de gentianes et de lys orangés, d’edelweiss et de rhododendrons, sans oublier les myosotis. Grâce à une échelle de corde, Séraphin se hissa jusqu’à une plate-forme ; le vent soufflait, les tours du centre ville, le beffroi et le clocher de l’église se mirent à osciller considérablement ; la brise et le parfum des fleurs, les deltaplanes qui évoluaient alentour lui donnèrent une sensation d’ivresse. Il vacilla, chancela, perdit l’équilibre, et tomba ; sa chute fut arrêtée par un filet que tendit un individu perché sur un tremplin . Séraphin remercia chaleureusement le sauveteur qui faisait partie des brigades volantes de sécurité ; le visiteur fut alors convié à un spectacle de cirque ; cyclistes funambules, jongleurs trapézistes, danseurs acrobates rivalisaient de virtuosité ; impressionné par les numéros, Séraphin décida de quitter la cité illico ; si les indigènes au pied agile pratiquaient les arts sauts, lui-même se sentait trop lourd, trop maladroit pour supporter plus longtemps l’abîme environnant. Il descendit en rappel, protégé par des nœuds solides ; d’autres ont le mal de mer, il avait découvert celui de l’air durant son court séjour à Céleste. Son malaise cessa lorsqu’il retrouva la terre ferme ; fort soulagé, il s’exclama : « salut, plancher des vaches ! » PENOMBRE Peut-être n’a-t-il jamais été écrit le Dernier Poème de Desnos ; peut-être épuisé, malade, mourant, n’était-il plus lui-même que « l’ombre d’une ombre » , il n’avait plus la force de prendre un crayon, tout juste pouvait-il penser à l’aimée. Le poète n’en a peut-être pas dessiné les contours fuyant avec le verbe : à la cruauté inouïe ne répond plus que le silence définitif. Pourtant l’écrivain a bien signé ce texte au temps où il se croyait plus puissant que le destin. L’ombre portée de l’amante a illuminé sa vie, a bondi au-delà des frontières d’un pays, des aléas d’une langue, des détours d’une histoire. Traduite en tchèque, l’œuvre ultime fila de main en main sur des morceaux de papier déchirés à peine teintés d’encre pâlie ; enfouie sous les plis de capes sombres, la poésie a circulé subrepticement comme les flammes furtives qui survolent quelquefois les charniers. L’EDITEUR DE LIENS Il se promène le long de la Bibliothèque et entend le bruissement des livres ; du doigt, il consulte des fichiers comme d’autres réaliseraient des tours de cartes puis il déambule au milieu des rayons ; au lieu de rester muets dans leurs coins poussiéreux, les ouvrages s’ébrouent, les pages s’agitent et les signes arbitraires deviennent des mots qu’on chuchote. C’est l’Ange des "Ailes du Désir" qui parcourt les couloirs… De même qu’il lit à voix haute les pensées des hommes, il fait sortir les œuvres de leur réserve… Elles murmurent les noms couchés sur le papier. Le conservateur plonge dans les archives, un chercheur compile les informations et le monologue intérieur que poursuit tout individu se confond avec l’objet étudié ; les lecteurs creusent, fouillent parmi les manuscrits obscurs, lacunaires, incompréhensibles car l’encre s’efface à demi, les parchemins se métamorphosent en dentelles ; l’archiviste décrypte des papyrus presque fossiles, comme un géologue découvrirait des coquillages sous des épaisseurs de terre… Les caractères prennent vie et sens, les lettres soudain se détachent de leurs supports, décollent, volent puis se posent et composent des liaisons nouvelles. L’Ange assiste à la renaissance de textes anciens, à la création d’autres liens. Enfin vient, intervient l’armée des vérificateurs de syntaxe, des censeurs, des recenseurs de fautes, des correcteurs d’orthographe, de grammaire ; ils biffent, raturent, fixent… Les textes neufs seront à leur tour empilés, comprimés, stockés… Ils dormiront jusqu’au retour de l’Ange. Certains seront perdus, dispersés, quelques-uns s’évanouiront, disparaîtront à jamais dans un incendie, tomberont en poussière. Chaque jour l’Ange en fait naître, chaque jour il en fait mourir, chaque jour il en ressuscite, des livres et des livres… UN ARTISTE EN HERBE Les douze coups de Minuit sonnèrent ; les lustres illuminaient toutes les salles du château en fête ; il se pencha au dehors : les réverbères brillaient, ponctuaient la nuit de flaques phosphorescentes. Mais en levant la tête, il vit un ciel aussi clair qu’en plein jour. Il n’en fut pas étonné. Il sortit, pénétra dans une allée bordée de platanes séculaires. Une femme entièrement nue s’avança. Sa peau avait une pâleur laiteuse, lunaire. Les feuilles frissonnèrent sur son passage. René frémit : « Elle ne doit pas avoir chaud » pensa t-il. Mais il ne la héla pas. Il n’en fut pas étonné. Puis il poursuivi son chemin, atteignit une gare de triage vide ; de nombreux wagons semblaient abandonnés mais quelques-uns étaient allumés. Silence et immobilité régnaient sur ces lieux. Soudain, une petite fille surgit, se mit à marcher sur le quai. Où allait-elle ? Nul ne se posa la question. René se contenta de la suivre des yeux, sans s’étonner. Enfin il quitta la gare, rejoignit le lac d’Ebène. Un œil couleur d’argent, un œil unique émergea de l’eau et le fixa longuement. Il ne s’en étonna point. Le jour commençait à poindre, l’aube se gantait de rose. Des oiseaux couverts de feuillage traversèrent l’aurore tandis que des arbres secouaient leurs plumes. Les enfants s’ébrouaient, nettoyant leurs écorces fraîches. Mais il ne s’en étonna pas. La matinée était radieuse ; les oripeaux du Carnaval gisaient, éparpillés sur le sol ; masques et manteaux d’Arlequin jonchaient les pavés et les planchers du château. Il décida de devenir peintre. PLANTES TINCTORIALES Gaude, Garance, Indigo, Ou pastel Sans vous que la vie serait triste Sans notre ration de couleur quotidienne Éclairez-nous ! Embrasez-nous ! Donnez-nous des teintes bleutées Plus sombres que la mer orageuse Offrez-nous des coloris très doux Plus tendres qu'un ciel matutinal. VOILES Ma pensée se tourne vers toi, Baya, Toi dont les toiles coulent comme une fontaine jaillit, Toi dont l’imagination luxuriante, les dons de conteuse Ont échappé de peu à la bride d’un mariage aussi précoce qu’arrangé Émergée d’Algérie, tu sembles puiser ton inspiration aux confins de l’Orient ; Tu parais imprégnée du suc végétal, animal, de la sève et de la vibration cosmique Dévoilées sur les fresques antiques des palais crétois. Baya, Samia, Zinat, Femmes du Maghreb quelquefois enfermées, Femmes d’Iran, souvent muselées, Femmes du Pakistan, silencieuses derrière les parures étincelantes de noces imposées, Femmes d’Afghanistan, parfois invisibles, encore emmurées, Femmes entravées, enchaînées, emprisonnées, violées, lapidées, assassinées Pour avoir bravé l’interdit, Aspiré à la liberté. Femmes, le XXIè siècle s’annonce chaotique, barbare, invivable Si vous n’êtes point délivrées, Le millénaire sera misérable, stérile, Si je ne puis contempler vos visages.
Quelques textes de l'auteur
Enseignement du français, du latin, de l’histoire et géographie de 1971 à 1974 dans différents collèges et lycées de Haute-Normandie (Fécamp, Gisors, Bernay, Dieppe…) puis documentaliste à Etrepagny dans l’Eure. Conseillère d’orientation en Haute-Normandie (Lillebonne, Sotteville-lès-Rouen, Evreux…) entre 1977 et 1981 dans divers établissements de l’Education Nationale. Depuis 1982, conseillère d’orientation psychologue à Marseille en collège, lycée, et, pendant dix ans, à l’université. ACTIVITES LITTERAIRES : Animation d’un club poésie en 1973 au lycée de Bernay. Animation de stages d’atelier d’écriture pour les personnels de l’Education Nationale (2000 à 2009) Collaboration à la Maison de L’Ecriture et de la Lecture de Marseille depuis 2004 (conférences sur des écrivains et des artistes, participation à des jurys, rédaction de préfaces, lectures de nouvelles …) Participation à des revues poétiques, littéraires ou artistiques (articles, chroniques, nouvelles, récits, poèmes…). PUBLICATION : Triade de Lucioles à la Maison Rhodanienne de Poésie, 1973. Nombreux textes de prose et de poésie publiés en revues. AUTRES ACTIVITES : Chant choral, responsabilités associatives dans le domaine du handicap.
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