Mots sur maux
 
POESIES A THEME Mots sur maux
MOTS SUR MAUX Les maux de l’humanité sonnent quotidiennement à notre porte. Nous les entendons venir du diable vauvert, les mots impersonnels de la récurrence du malheur, les mots désabusés du vingt heures ! Ils sont toujours les mêmes, au fil des saisons et des guerres : grand froid, inondations, canicule, ouragans, guerres, misère, pauvreté, ONG, Tchétchénie, Afghanistan, Irak, Israël, Palestine, Darfour, Somalie, pour ne parler que des morts et des mourants d’ailleurs! Il y a les mots qui râlent, les mots amers qui geignent sur la perte des libertés, le malaise du service public, la hausse des prix, les pauvres, les sans logis, les sans papiers, le racisme, les tous pourris, les sans emplois, le mal être général, pour ne parler que des vivants de chez nous! Il y a les mots qui expliquent, toujours les mêmes, les défaites sportives et les déroutes électorales, le dimanche soir. Dernière larme... Il y a les mots de la langue de bois, réservés aux mauvaises nouvelles exprimées par les tenants de la responsabilité aux patients ou aux salariés licenciés, aux contribuables ou aux justiciables. Il est remarquable comme le mal se pare d’ésotérisme, pour mieux faire avaler la pilule ! Justice, corps médical, scientifiques, administration, notaires, comptables, politiques, économistes, quelle culture de l’anti-douleur! Quatre-vingt-dix pour cent de nos compatriotes ont besoin de comprendre ce qu’expriment les autres dix pour cent! La transparence se jouera sur le terrain de l’ésotérisme ! Il existe un despotisme des mots, qu’il faudra bien éclairer ! Il y a les mots des promesses qui attirent ceux du désespoir quand elles ne sont pas tenues... Il y a les mots du futur qui prévoient un avenir morose : réchauffement climatique, déchets nucléaires, manque d’eau, milliards de chinois, d’indiens ou d’africains. Que tout le monde commence à comprendre, qui cultivent la peur. On serait ici tenté d’analyser les mots qui parlent du bonheur... Sans doute l’exposé serait-il bref, le bonheur n’ayant pas d’histoire ? C’est génial, c’est trop, je t’aime, j’ai un boulot ! Ce n’est pas le sujet ! Aussi la poésie fut inventée! Elle a ses propres mots pour exprimer la douleur de vivre, pudiques et romantiques. Elle ne fait guère recette dans les médias d’aujourd’hui... Chers amis, à nous elle fait du bien ! Bernard Dausse LA SPIRALE Son nom était Holly, Marion ou Jessica. Elle avait l’air mutin, bougon ou délicat. Elle était jeune encor, dix ans, douze peut-être, De cet âge où l’on croit qu’on peut tout se permettre. Ses cheveux étaient blonds, ou bruns ou bien châtains, Roses étaient ses joues, ou pâle était son teint. Elle était coléreuse ou de bon caractère Et demeurait en France ou bien en Angleterre. Elle aimait les chansons, la nature ou le sport, Nager dans la rivière ou flâner sur le port. Elle serait actrice, avocate ou danseuse. L’avenir souriait, elle serait heureuse. Où sont-elles Marion, Holly et Jessica ? Celles dont l’avenir un jour se disloqua Par la faute d’un fou, ignoble personnage, Lâche au point de s’en prendre aux gosses de cet âge. Quel monde vivons-nous, où des monstres odieux Dévorent nos enfants dans nos rues, sous nos yeux ? Avons-nous à ce point mis à mal la morale, Qu’on ne peut de l’horreur enrayer la spirale ? Henry Lilienthal MA VIE Je suis né handicapé, Mais j’essaie de m'adapter, Ce n'est ni une fin, ni une déchéance, Aussi chaque matin je tente ma chance. Avec mes mains qui sucrent parfois les fraises, Je ne peux guère travailler à mon aise, Ainsi, je suis en vacances toute l'année, Telle est ma destinée. Sans trop me faire d'illusions, Je m'offre quelques passions, Je fais du théâtre, oui, je monte sur scène, J'ai le trac et pas mal de peine, Mais sans efforts qu'a-t-on dans la vie Et puis, et puis, j'ai tant d'amis. Ils m'aident à m'instruire, à voyager, Ils me font rire, et dans ma tête, chanter, Je m'efforce, pour eux, d'être toujours gai, Puisqu'ils me procurent tant de paix. J'oubliais que je tape à la machine Que les mots me viennent, riches de rimes, Pourquoi ne pas en profiter, Et composer des poèmes toute l'année. Mon handicap n'est pas une déchéance, Aussi, chaque matin je tente ma chance. Christian Blanchard Pages de vie ECRITURES Ecritures, De mots, de signes, De cris ou d’injures, De phrases fières et dignes. Lettres d’amour blessé, Appels au secours désespérés, Ces mots jetés sur le papier Expriment ce que la parole a caché. Quel que soit l’alphabet, Latin, chinois ou cyrillique, Véritables peintures lyriques Que sont ces dessins muets. Combien peut être démuni Celui ou celle qui n’a pas Le Savoir pour jeter bas Ces lettres exprimant la vie. Françoise Deboges NOTRE VIS-A-VIS Ta silhouette est émouvante et séduisante, Ton influence se transforme en attente. Ton rythme de vie est devenu ma montre, Ta fenêtre notre lieu de rencontre. Chaque soir, tu relèves tes rideaux flamboyants, Ton regard me cherche et me frôle subtilement. Tes passages sont toujours de brèves photos, Et je t’observe, indéfiniment, tel un dévot. De cette déclaration, je perds la raison, Multiples facettes de mes pensées de garçon. Avec tes cheveux relevés et ta part de magie, Tu m’absorbes. Tu m’invites à suivre ta mélodie. Ta silhouette est émouvante et séduisante, Chacune de tes apparitions me désoriente. Notre vis-à-vis offre cette complicité, Un plaisir de tendresse et de légèreté. Je ne peux me détacher de ton visage, Combinaison et échos de notre badinage. De tes reflets s’impriment tes dessous, Cette intimité qui s’offre à nos rendez-vous. Tes sourires, tes battements de paupières, S’associent et se regardent comme une première. Ebloui par ton débardeur orange coloré, Il me manque souvent l’odeur et le toucher. Produit de l’imagination et de la nuit, Tu m’entraînes au trouble et à l’euphorie. Parfois espiègle, tu crées un monde enchanteur, Mélange de sentiments, d’émotions et de douceur. Notre vis-à-vis nous conduit à cet ailleurs, A cet ensemble, complice d’un amour constructeur. Autour de nous, les lumières s’éteignent, Et il reste ce jeu du nous qui nous imprègne. Virtuose et actrice, tu encourages le plaisir, Parfum coquin et polisson qui nous attire. Voyante, excitante, brillante et aimante, Ta silhouette est émouvante et séduisante. Pascal Ronzon DANSEZ LES MOTS Quand les mots magiciens, dansent avec les maux Réunis un instant pour faire un tour de piste Ils s’enlacent si bien pour faire leur numéro Que les mots s’évanouissent, car les mots sont artistes ! Ils chuchotent tout bas, leurs histoires personnelles Ils s’écoutent et s’entendent, ils se plaisent et ils s’aiment Tournant autour des maux, les mots sont là fidèles Leur offrant quelquefois, l’harmonie d’un poème Leur "musique" identique, les rapproche sans doute Ce que disent les mots enchante aussi les maux La danse terminée, ils reprennent leur route Heureux de leur rencontre sur ces airs musicaux ! Alors les mots s’endorment Et les maux disparaissent Avec l’espoir énorme Que chacun leur adresse ! Marie David C. MAUX BLEUS J’envoie ce cri comme un écho, A travers cet océan qui nous sépare, Je m’imagine ce qu’il y a de plus beau, Mais n’est-ce pas trop tard ? Ce bateau qui t’as emmenée, loin de moi, Emporte avec lui, l’ancre de mes désirs, Mais de plus loin, ce qui me déçoit, C’est de te voir partir. Dans les flots de mes sentiments, Je largue les amarres dans l’inutilité, Et me laisse porter par le vent, Comme si plus rien n’était à gagner. Les vagues déferlantes sur le temps, Abîment mon cœur meurtri, De ce que je n’ai pu t’avouer, avant, Dû aux blessures qui m’ont enseveli. Je jette une bouteille à la mer, Avec une lettre écrite, de mes maux, Je ramasse ma fierté et mes colères, Pour te dire que je suis idiot. Je me sens souvent comme un poisson, Solitaire, démuni, pris au filet, Parfois pêcheur par omission, Et me soustrais, à dériver sur des galets. Même si je sais que je t’ai fais mal, Je n’ose renoncer à notre amour, Je lâche mes bagages et fais escale, Vers ton pays, pour un non-retour. Si le chant harmonieux des sirènes, Pouvait hypnotiser nos problèmes, Je souhaiterais que la mer les emmène, Car c’est toi, que j’aime… Sylvain Bedouet FRANCE Il était une enfant tapie tout près d’un train, En gare d’Orléans il était un matin… Mais le ciel embrasé par de soudaines flammes, Sombrait dans une nuit épaissie par le drame. Il était une enfant qui roulait vers Paris, Accueillir des fantômes, lutter contre l’oubli… Images englouties à jamais oubliées, Perdues dans la mémoire pour ne pas l’étouffer. Il était une enfant quand les armes se turent, Qui parcourut la France aux atroces blessures… Le maître de ses jours soucieux de son savoir, Voulait lui enseigner la grande et belle histoire. Il était une enfant, pieux pèlerinage, De martyrs en bourreaux qui partit en voyage… Désolation première en Royan pauvre ondine, Silencieuse et nue, honteuse sous ses ruines. Il était une enfant qui croyait qu’aux balcons, L’on accrochait des fleurs pour orner les maisons… Mais aux balcons de Tulle transformés en potences, L’on pendit tous les cœurs qui vibraient pour la France. Il était une enfant qui pensait que l’amour, Emplissait les églises mais le sang d’Ouradour Débordant du clocher coulait encore à flots, Sur les murs maculés et creusés de sanglots. Il était une enfant qui parvint à Belfort Et qui comprit soudain que le Lion était mort… Souvenirs si présents à jamais incrustés Dans une petite âme à jamais écrasée. Catherine Oelhoffen VIEILLE CARCASSE Quand de ton corps je suis lassé Je retourne au palace du passé Pour y retrouver presque oubliés Des souvenirs déjà bien rouillés Vieilles carcasses Du temps qui passe Quand par le cœur je suis battu Je ne sais pas je ne sais plus Où va mon pied où va ma tête Il me semble que tout s’arrête Vieille carcasse Qui devient lasse Quand le soleil frappe mes yeux Toi et moi je nous sens vieux La vie s’échappe de nos mains Pour labourer des lendemains Vieille carcasse T’as plus ta place Et nos attraits n’attirent plus Les ans ont tant et tant plu J’ai peur de toutes ces distances Qui ont consumé nos chances Vieille carcasse Le temps menace Faut qu’on s’efface De la surface De nos grimaces Gilbert Marquès "Airs du temps" SINUOSITES Le parcours des pulsions, Dédale des pensées, Périple des mirages. Les circuits nébuleux Traboules des mystères Où les poètes joutent Pour une Séléné. Les méandres des rues Et leur rap en cascade. Les rivières du temps Et leurs bras de jeunesse : Bras de fer et d’honneur Avec leurs coups de coude A saignée pour brassées A débarder le monde. Les chemins de halage Pour bateliers de grumes, Nautoniers de chaland Nochers de périssoire Et passeurs de mémoire Via les berges tombales. Michel Martin PRISON La maladie enferme comme dans une prison Dont personne ne voit les murs et les barreaux La cellule est étroite. On y perd la raison. La vie n’est plus alors qu’un horrible fardeau. Sans aucune infraction, on peut s’y retrouver Sans même avoir compris ce qui s’était passé… On se demande alors ce qui est arrivé Quelle erreur on a faite pour l’avoir méritée. On fouille le passé, on croit avoir trouvé, C’est pour se rassurer : on est désemparé. Ici, pas de justice, pas de textes de lois, Et l’on est condamné sans avoir d’avocat ! Dans son corps de pierre Elle s’était retirée Elle était prisonnière Voulait tout oublier Ses rêves les plus chers Jamais réalisés, Le sentiment amer De la réalité. Mais un jour de détresse Elle eut à faire un choix : Vivre ainsi ou mourir, Mourir ou bien souffrir… La question était là. Elle aimait trop la Vie Mais elle ne voulait plus jouer la comédie Dire qu’elle allait bien quand elle était meurtrie Elle voulait partager la sombre vérité Et décida de vaincre sa timidité Elle entrouvrit son âme et trouva des amis Elle voulait tant donner, Sans jamais demander. Les murs de la prison commencèrent à tomber, Avec toute la force qu’elle avait su trouver La force de l’Amour et celle de l’Amitié, Elle y creusa des brèches par lesquelles elle puT voir Les rayons du soleil, la lumière de l’espoir Elle savait pourtant que malgré ses efforts Elle n’irait jamais complètement dehors Mais un bonheur immense l’avait envahie : Elle avait retrouvé le chemin de la Vie ! Irène Duboeuf DES MOTS… SUR LES MAUX Je veux de simples mots pour mieux plaindre les maux, D’autres plus doux pour les réjouir pleinement. Mon esprit encor libre échappe à ce tourment, Je contemple le monde en délaissant les faux. L’amour est bien souvent la Flamme vive éteinte Où l’on forge des maux, buvant la coupe pleine. Un jour je m’en irai, l’âme tendre sereine, Pour goûter un "ailleurs" et garder son empreinte. Dans l’attente d’un signe de l’horizon ami, De ce conte de fée, aux couleurs de mirages, J’admire ici-bas, la douceur des images Surgies d’un océan : espace d’Infini ! Je veux de tendres mots pour colorer la vie, L’exaltant au-delà de ses joies, de ses peines. Avec un cœur d’enfant, non pas de stances vaines, Mais toute sa splendeur en grandeur assouvie ! Des mots que l’on dédie, pour apaiser ses maux, Servent à redonner vie, au langage de l’âme. Symbolisme crucial où vacille la flamme D’un verbe truculent : magie de tant de mots ! Devant ces mots divins, je m’incline toujours. Chaque chose a pour dire, un reflet de douceur ; L’âme goûte, attendrie, ces instants de bonheur, De délices de vivre dans tous ces parcours ! Yvette Thérèse de Lepervanche LES MOTS CONTRE LES MAUX à Eugène Dayot Hier tu m’étais inconnu ; J’ai lu ta vie, tu ne l’es plus. Sans juger de ta rhétorique, Ni de ta phraséologie, Du manque de tes audaces métriques Ou de ta généalogie D’autres s’en sont préoccupés Et ce n’est pas du tout mon fait, Je viens simplement te louer D’avoir pensé à l’écriture Pour compenser tes moments durs. Ecrire pour guérir un peu N’est pas idée nouvelle Mais elle revient. Quand les émotions des nœuds, Les mots les transforment en dentelle Et l’on tient. Elle (Madeleine CHAPSAL) avec « La maison de jade » Toi avec « La hache » et «Le Mutilé » Avez mis vos douleurs en rade En écrivant vos pensées. Une plume, un peu de temps, Tu as tenu vingt-deux ans ! Pour cette belle leçon de vie Je voudrais te dire merci. Huguette Payet AU FIL DES JOURS Le béton le Plexiglas mangent Le paysage La société s’anonymise dans d’immenses bureaux Capitonnés Le monde s’est donné des lois intangibles… L’univers est étiqueté Inventorié Répertorié Catalogué Classé L’homme dépersonnalisé se sent en parfaite Sécurité A heures fixes la rue dégorge Dans une atmosphère obsessionnelle La foule se presse Sur le pavé Individus serrés entassés Les uns contre les autres Epidermes Contacts humains Chairs pressenties à travers l’étoffe Extases à peine entrevues Sueurs mêlées Regards mornes et glacés Foule creuse qui déambule Le long des magasins Foule creuse sans histoire Individus intégrés A l’esprit amputé De sa fonction critique Au fil des jours Nous avons peuplé notre vie De combats tranquilles Nous avons rempli notre existence D’objets futiles : voitures-gadgets Vacances factices dans le bruit et la fièvre Foule creuse Terne Aux reins brisés Foule de vaincus Sans histoire en dehors de l’histoire Vies sacrifiées Aux sordides ambitions ! Nos poumons bouffés aux vapeurs d’essences Et à la fumée des cigarettes S’époumonent dans la fièvre De nos interminables semaines Nos yeux brûlés à la lumière des néons Cherchent à lire dans les étoiles Le sort de l’humanité de demain Les mots qui sortent de nos bouches Bâillonnées Et qui se voudraient prophétiques Se perdent dans le fracas de la société Transistorisée Et banalisée Nos mains coupées crient Notre condition d’hommes Quand nous ouvrirons les yeux Sur nos vies d’hommes-morts Il sera peut-être trop tard Car nous sommes déjà ensevelis Sous les choses Guy Savel MOTS SUR MAUX J’ai pris des mots, des mots sans prix Sans réfléchir, par coup de foudre, M’ordonnèrent lors d’en découdre : Un poème s’en vint, exquis ! Car chaque mot vivant cadeau Avec ferveur j’emploie, honore ; Il scintille ce sémaphore, Sa batterie en mon cerveau. Mes mots peignent foule de maux : Assurément, pour les décrire ; Ce qui revient, peut-être à dire, Que soulagent mes mots les maux ? Ou bien sans maux n’existent mots ? Avec le mot ami complice, Je viderai l’amer calice Jusqu’à l’ultime de mes maux ! Egarerais-je mon latin ? Je redoute qu’à cette idée -Pauvre tête sollicitée- te rende folle ce tintouin ! Germaine Cartro Der Staub vergeht Der geist bleibt DÉSESPOIR Je ne sais rien. Je ne suis rien. Je ne vis plus. Je ne ris plus. Je suis le vide. Je suis un bide. Je n’ose plus Ecrire Je. Je suis le e Quand il est muet. L’ "H" expiré ! Je suis le creux Sans bord, c’est mieux. Un bout de blanc Et de néant Infiniment… Pascal Lecordier L’absence de mots Fait partie de ces maux Pour exprimer ce que l’on croit inexplicable Laissant place au sentiment inextricable. Dialogue, maître mot de l’échange Pour une communication bien étrange Où les maux ne sortent pas Coincés dans la gorge là. Expression d’un cri muet Et sentiment d’avoir mué Etranger à soi-même On n’est plus vraiment le même Mais la vie continue On n’est pas totalement perdu Dans cette mise à nue Où la réalité est bien ardue. Pascale Battistelli
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