Pierre Comte
 
Extraits de "Ballade entre deux maux" DOUCE , AMERE Douce que tu es douce A mes soirs, mes matins Aux nuits de lune rousse Quand en mes rêves tu viens Douce comme le baiser Sur les lèvres meurtries Sur les paroles brisées Tu repousses le mépris Douce quand en secret Tu reviens en mémoire Par le chemin discret Qui efface le trou noir Amère l'ombre s'arrête Au cadran, menacée Quand l'heure s'apprête A ne vivre qu'au passé Amère, douce et amère Je te vois sur le seuil Comme l'ultime, la dernière Marche avant le deuil Amère, quand au matin La vie se fait amère Amère, l'appel est vain Le jour en terre se perd Douce quand la porte s'ouvre Sur un long voile blanc Qui mes épaules recouvre Je t'attends, je t'attends Comme si rien ne s'était passé. Un homme de plus, une place de moins en prison. La pesanteur domine, la lenteur confirme, viendra le temps où dans la parabole des aveugles, seul celui de tête chutera. Pendant la punition la vie continue. Que sais-tu du dedans Toi qui n'en connais Ni l'ombre ni le silence T'as-t-on déjà parlé De la solitude des larmes Du carême des mots Que sais-tu du dedans A devenir méfiant rusé En même temps inhumain T'as-t-on déjà parlé Des yeux des oreilles Se fatiguant en vain Que sais-tu du dedans Quand la bouche s'est éteinte La mémoire enfuie et le futur inutile Personne ne t'a expliqué Comment peux-tu savoir ? POEME DES JOURS MALHEUREUX Le temps n'a pas vraiment changé La profondeur des ornières Laissées au creux de la grange Juste un peu plus de poussière Le monde a quitté la terre Mettant l'avenir en exil Statufiant les vies et les pierres Supprimant le pain au fournil Les éclats de voix sans écho Reflets de la solitude Réalités d'un statu quo Se sont faits sans interlude Silence est le chant de misère Pour les campagnes sans horizon Ne connaissant plus que l'hiver Et pas même d'arrière saison Absence est le mot qui revient Le plus souvent au village Et que seule sa mémoire retient Et qu'entre maisons l'on partage Ne réveillez pas le dortoir Qui se morfond dans le silence Il rêve devant le miroir Vainqueur de sa suffisance Je marche dans cette rue qui sent les poubelles Six heures du matin la nuit est toujours là Même le printemps de l'hiver traîne les séquelles Comme moi je traîne mes savates ici et là Des bus regorgent de travailleurs, ce qu'il en reste Ils s'entassent se bousculent et échangent leur haleine Le corps traversé d'une lassitude indigeste Le tous les jours les assomme au gouffre les entraîne Il bruine. De ma veste je relève le col. Amusant ces perles, sur mes cheveux, qui scintillent Les gouttes lentement s'insinuent sans protocole Cette petite douche me réveille mes yeux s'écarquillent Je ne sais plus bien où je suis, à trop rêver D'une nouvelle vie j'ai certainement dû dériver Ce soir je marche dans la ville tout comme ce matin Le décor est le même gens tristes et renfrognés La cité les extermine la marque du chagrin Est bien vivante et rien ne leur est épargné La ville mirador s'étend encore en hauteur Fenêtres sans rideaux squelettes de pylônes Chacun vit en attente son salaire de la peur Le bonheur s'enfuit il crève la couche d'ozone Le froid s'installe le regard ne croise plus personne Dans ces tunnels de va et vient. La tête bourdonne Les papiers gras s'envolent en quête de bonheur Cherchant la liberté dans un autre ailleurs. Le gris domine dehors et sous les paupières L'arc en ciel vient d'éteindre ses lumières Extraits de "Vercors beauté sauvage" Dans ce pré immense, démesuré Tu venais de t'inscrire en futur Sans même avoir pensé à te parer De quelques artifices ou dorures La jeunesse roulait dans tes yeux Mêlée à ton rire de bouche offerte Ainsi qu'au vêtement délicieux Dont les épaules étaient découvertes Fleur d'été, marguerite qui s'effeuille Rencontre qu'aucun matin n'avait présagée De mon jardin tu as franchi le seuil Mettant soucis et passé en congé Je sentais sur ta poitrine et la mienne L'émotion tremblée qui s'installait Soucieuse qu'un lendemain ne vienne Jouer au voleur et nous délierait Nous avons traversé la journée Et sommes arrivés au soir doucement Sans avoir un moment nos mains dénoué Sans s'être des yeux quittés un instant Un corps qui s'avance comme bouffée D'air pur se passant d'écologie et de compliments Un corps en deux pièces un haut un bas Une peau bronzée une peau blanche. Le voilà porteur de charme et d'abondance Le voilà porteur de nuées dans les yeux De décisions impossibles, de tourments De joies, d'anxiété, le panel des sensations. Déjà il hypothèque l'avenir Déjà l'aube ne sera plus jamais la même Malgré tout ce qu'elle donne De couleurs et de confiance. Je me regarde au miroir et je te vois Pour atteindre des sommets de certitude Et de doute, un présent à construire pour une intimité. Merci de m'avoir donné la vue Pour la suivre jusqu'au détour du destin Tout aux alentours de fleurs répandues Je l'éterniserais en lendemains Merci d'avoir dans le vent sa romance Porté aux cimes des arbres qui s'émerveillent Et qui s'ingénient en permanence A guider l'harmonie jusqu'à mes oreilles Merci d'avoir donné la parole Aux mains qui tremblent et aux yeux qui brillent Pour étouffer les langues les plus folles Qui feraient d'un amour un plaisir de fille Merci d'avoir donné aux sourires Le droit d'exister quand le malheur sur Les lèvres se lisait complice du pire En réduisant un regard au rôle de morsure Merci d'avoir donné en ce matin Le sens de la beauté, de l'innocence Remplacé la poussière du chagrin Par de vraies larmes coulant en silence Merci, encore merci, pour cette joie trébuchante Elle est comme une hirondelle Qui chaque fois refait le beau temps Quand le soleil s'approche d'elle Je me sens pousser des printemps. De mes songes elle est la clé Celle en ma tête qui construit les rêves Elle est dans mes visions un chant de blé Dont la mélodie est toujours trop brève Elle est à elle seule tout un paysage A rendre jaloux les images les plus belles Que je redécouvre dans tous mes voyages Elle a au peintre emprunté l'aquarelle. Comme une pluie d'étoiles pour amant Elle a traversé mes nuits blanches Et fait sur mes lèvres murmurer les serments Transformé sa taille en mains sur les hanches Elle est de l'ivresse un bouquet de roses Du parfum délicat le vertige et l'essence Je me sens pousser des rimes et je compose Poèmes et sonates accompagnés de silences. Elle est la romance, l'hymne à la douceur Celle qui m'offre des fontaines de soupirs Quand dans les battements de mon cœur Je l'entends me dire qu'elle va revenir Un soleil pâle pour jours livides Un soleil chauffé à blanc comme l'acier dans son martyre Un soleil drapé de pudeur, voile dérisoire de cache misère Bras qui s'agitent au ciel, au cercle jaune, en culte Un soleil qui prend ses distances Bas, haut, qui choisit son solstice Un soleil en partage entre jour et nuit Un soleil d'équinoxe entre tempête et marée Un soleil tache de rousseur sur la peau du ciel Soleil de caresses sur mes paysages, ta peau Soleil sur tes couleurs Soleil sur ton absence Un automne au loin s'est profilé Héritage du printemps et de l'été Où les jours en nuits vont basculer. Je ne peux contre le temps lutter Entre l'été et l'hiver, la sève interrompue Il joue le soir au théâtre d'ombres Un automne en sonate et impromptu. Vendémiaire arrive et je sombre. Un vol de feuilles bat la mesure Luttant contre la pesanteur Défiant les lois de la nature. Un automne innocent à ma douleur. Je leur ai dit Prenez garde aux loups Ils sont dans la ville pour mieux la dominer Ils la cernent pour mieux l'affamer. Je leur ai dit Si les mots ont sens perdu au labyrinthe des phrases Laissez-nous vous réapprendre leur mélodie Si vous n'êtes plus sensibles aux parfums de la vie Laissez-nous vous réapprendre l'alambiqué Si vous n'êtes plus sensibles à un rire d'enfant Laissez-le vous réapprendre le soleil à la bouche Si vous n'êtes plus sensibles aux chants d'oiseaux Laissez-vous par la colombe reconquérir Si vous êtes devenus sourds Venez apprendre à lire sur les lèvres Si votre regard s'est flétri Si vos yeux savent encore pleurer Venez réapprendre les battements de cils Venez sur les lèvres redessiner le sourire Je leur ai dit Suivez-nous Laissez votre prison d'eunuques et de proxénètes Ne vous retournez pas La douleur ne fera pas de bruit. Extraits de "Délocalisations" Il nous reste encore un peu de courage pour lutter Malgré la misère et le désarrois qui nous transpercent. Las, nous avons laissé le chant d’amour de coté Mais il palpite dans l’ombre une rébellion amassée. Nous sommes, là, condamnés à regarder le passé Ce qu’il en reste car nos cerveaux ont été réséqués Voulant, de nous, faire des résignés, des amants blessés. En partance pour les îles nous avons été débarqués. Sur la route du bonheur, le travail en horizon, Nous avancions confiants, débordant de consommations Prétentieuses. Déjà commençait la déraison Volontairement complice de la compromission. Nous semblions unis, dans tout nous pensions avenir En tout nous avions confiance y compris aux lendemains Resplendissants de ciels bleus, utopie pour nous séduire. Pas un obstacle n’assombrissait le regard au lointain. Aujourd’hui, ensembles, nous étouffons, nous avons mal, Pour les mensonges, votre butin, nous n’avons que dégoût. La colère nous brûle, mais la souffrance mine le moral. Faudrait-il quitter cette terre, fuir, mais pour aller où. Inconscients nous nous sommes laissés conduire au bûcher Lentement comme se consume la braise pour la cendre. Tous les outils de travail sous nos pieds furent fauchés Envolés sans même avoir eu le temps de se défendre. Dans la douleur, le désarroi, nous étions consentant, Pour ce que jadis nous avions fermement refusé, Prêts à laisser s’installer à nos portes, aveuglément, Les entreprises que nous avions de la liste effacé. Après le dégraissage répugnant ils fuient en cachette Pour masquer leurs faiblesses et manque de courage. Dans les pays sous développés ils se mettent en quête Pour sous payer et asservir les enfants en bas âge. De par leurs crimes ils méritent amplement perpette Pour pratiquer le commerce d’aides et de bas salaires. J’espère qu’au miroir ils n’osent regarder leur tête Mais je me leurre sûrement, leur intellect’ est une misère. Ces hommes se sont débarrassé de nos lendemains Étendant leur féodalité: ils délocalisent. Dites vous marchand de misère qu’il n’est pas certain Qu’un jour vous quittiez ces terres avec vos valises. Pensive elle était, mais n’arrivait pas à trouver Comment, ce soir, elle allait annoncer à la famille La situation et le dégoût qu’elle pouvait éprouver. Ce soir, pour les larmes, nul ne croira à l’escarbille. Elle n’a jamais appris la comédie, le jeu de rôle, Elle ne peut donc cacher, dissimuler cet outrage Que l’on remarquerai par l’affaissement des épaules Et par les cernes aux yeux qui font tant de ravages. Pourtant à la maison il va falloir rentrer et dire En retenant autant que faire se peut, les larmes Celles qui de la journée n’ont pu même par un sourire Être remplacées. Cette situation la désarme. Au bout de tant d’années et après avoir tant donné Se retrouver assise, à terre comme sur un quai de gare Avoir tant souffert certains jours et nous abandonner En nous ouvrant les portes de l’enfer sans un égard. Nous allons, c’est certain, protester, au nom des rides Qui ont creusé nos visages au nom de l’entreprise, Répondre à vos façons inhumaines et perfides De construire les blessures et nous détruire par surprise. Nul n’est convaincu que même la chose la meilleure Doive avoir une fin. Les humains que l’on bafoue, Surtout pour porter la détresse et l’illusion ailleurs, Ne doivent pas souffrir de la vanité de vieux grigous.
Ses derniers recueils
Présentation : Né le 29 novembre 1940 à Louviers dans le département de l’Eure je grandis en banlieue Parisienne, à Bezons exactement. 1947 ma grand mère paternelle prend mon éducation en main ainsi que celle de mes deux frères et de ma sœur, tous mes ainés. Je grandis dans le bonheur des terrains vagues où j’évolue en ne pensant qu’aux jeux, aux repas et à dormir. La vie sans soucis. Quatorze ans, l’entrée au centre d’apprentissage pour apprendre un métier qui sera tourneur sur métaux comme mes deux frères. (voir le recueil « écrit pour la mémoire » chapitre la vieille femme). Le bonheur, dans l’amour et la douceur que prodigue la vielle femme, ma grand-mère. Un chanteur fait ses débuts Jean Ferrat qui interpelle mon esprit par les textes qu’il écrit. J’ai dix huit ans quand me produisant sur scène en tant que chanteur dans une compagnie d’amateurs, un monsieur, à la fin du spectacle vient me voir et me propose de me présenter à une dame qui a une compagnie artistique et fait de la mise en scène. J’accepte et me voilà chanteur semi professionnel car je ne peux en vivre complètement. Le service militaire obligatoire, deux ans plus tard, me conduit en Allemagne pour 17 mois car la France ne fait pas tuer deux enfants de la même famille en même temps, donc je ne ferai l’Algérie que durant sept mois, à partir du jour où mon frère, juste au dessus de moi en âge, sera libéré des obligations militaires. J‘allais dans un pays, qui n’était pas le mien, agresser des gens qui étaient chez eux. L’on me disait que je faisais du maintien de l’ordre et non la guerre. Bel euphémisme. Vingt quatre mois et dix sept jours plus tard le service militaire se termine, je retrouve mon emploi et le spectacle. Vingt cinq ans je prépare, en autodidacte, un concours pour entrer à l’éducation nationale en collège d’enseignement technique. Je suis titularisé trois ans plus tard. Le bonheur m’envahit car je découvre un métier qui me plaira jusqu’au jour de la retraite. Je débute à Melun 77 puis Clichy sous bois pour trois ans et je me pose à Peyrehorade pour le travail et je m’installe très rapidement à Orthevielle, dans les Landes, pendant dix ans avec une interruption d’une année en échange de professeurs entre la France et le Québec. L’an mil neuf cent quatre vingt deux départ pour l’ile de la Réunion où je reste pendant dix sept ans. Retour en mille neuf cent quatre vingt dix neuf pour apprendre à être retraité. Pour le moment ça va, c’est pas mal. Et la poésie dans tout cela ? Je crois qu’elle se construit inconsciemment par la lecture d’ouvrages divers, par les auteurs de chansons comme Brel, ferré, Brassens, Ferrat qui met en musique Aragon ainsi que Léo férré, Paul Eluard, Desnos et Lorca. Ajoutons à cela de nombreux auteurs moins connus, voire inconnus du grand public et l’idée d’écrire s’insinue. Elle prendra forme en 1985 par un petit poème, qui se trouve dans un recueil qui va sortir prochainement, puis plus rien jusqu’en 1995 et, à dater de ce jour, je n’ai quasiment plus cessé. Cinq à six cents poèmes ont vu le jour, qui très souvent se lisent comme des pages de romans. Il se trouve que l’on peut les lire comme une histoire dans des petits chapitres. Particularité, j’intercale souvent du texte et des poèmes. L’édition s’est faite après avoir lu des poèmes à une amie agricultrice, qui écrit elle même, me demandant de ne pas laisser ces textes dans un tiroir. Après hésitation et recherche d’un imprimeur pour évaluer le coût de l’impression, je me suis décidé à publier à compte d’auteur. C’est lors d’une remise de prix par l’association regards (qui m’a octroyé le « prix coup de cœur » pour le recueil « délocalisation »), à Nevers, que j’ai découvert une activité que j’ignorais complètement : le concours de poésie. J’ignorais également qu’il existait une écriture classique et des conventions très strictes. Je me trouvais complètement remis en question car je voyais bien que cette façon n’était pas mienne. Je m’interrogeais en profondeur. Je ne me voyais absolument pas modifier ma façon d’écrire même si cela est dans mes possibilités, car dans la poésie qui est appelée « libre » je me sens très bien. Puis des personnes qui concourent, qui ont lu mes recueils, m’ont rassuré en me demandant de ne rien changer de ma façon, je joins d’ailleurs un extrait parmi d’autres : « Sinon, je viens de finir la lecture de Délocalisation : Ce livre m'a beaucoup touché. Il est très émouvant et il existe une atmosphère dedans qui aspire le lecteur dans l'histoire. J'ai beaucoup apprécié l'alternance entre texte et poésie. Alternance qui augmente le contraste entre la brutalité de la réalité et la sensibilité de l'imaginaire, entre violence et poésie. J'aime beaucoup tes poésies libres. Elles sont authentiques et personnelles, pleines de sensibilité et de beauté. Tu écris très bien. Ton style est vivant et à la fois réfléchi. Tu arrives à emporter le lecteur dans ton imaginaire, dans le drame vécu par ton personnage principal. L'histoire du livre est d'ailleurs très originale car peu commune. Tu es parvenu à cerner le mal-être de sa condition et les problèmes occasionnés par la fermeture de l'usine. Comment as-tu fait pour t'informer ? As-tu vécu le problème de près ? Avec toutes mes amitiés poétiques. Maria. Bonne continuation et bravo pour ce beau livre engagé et dénonciateur. Maria TORRELLI A ce jour j’ai édité trois recueils qui font entre 135 et 177 pages : _ le premier en 2005 dont les chapitres sont « Vercors beauté sauvage » « Le portail » « Ecailles » A travers les paysages » -VERCORS BEAUTÉ SAUVAGE: l'histoire d'un site merveilleux que financiers et politiques rêvent d'investir au détriment de la nature. Raser les montagnes pour les reconstruire à côté est devenu d'un quotidien banal. Un jeune garçon et une jeune fille mettent en commun leur amour et leur énergie pour essayer de préserver ce site. Prose et poèmes alternent. -LE PORTAIL: un homme fait le bilan d'une vie passée dans un atelier pour, tous les jours, produire plus, plus vite sans jamais voir le soleil. -ÉCAILLES: des poèmes de deux à une dizaine de lignes, portant sur la solitude, l'exil. Ces situations n'ont ni âge ni sexe mais assez caractéristiques de notre société. -A TRAVERS LES PAYSAGES: quelques paysages mis en valeur avec des mots et beaucoup d'amour. _le deuxième en 2006 « Ecrits pour la mémoire » -Puisqu'au "royaume de l'oubli, les mots n'ont pas leur place" Pierre COMTE nous offre une symphonie de mots, contre l'oubli des outrages faits aux femmes et pour dire l'amour: "parlez moi de ces inconnues avant que de périr". Car c'est bien de cela dont il s'agit. Un recueil d'amour qui nous fait voyager dans le temps et dans l'espace de toutes les femmes. Et s'il prétend:" à mes écrits sens il ne faut donner", surtout ne le croyez pas car vous y trouverez du sens, celui de votre histoire, celui de vos amours et de vos chagrins, celui des cicatrices qui accompagnent une vie, de femme, d'homme, d'enfant. _le troisième en 2008 « Délocalisations » Prix coup de coeur " Eteignez vite la télé et plongez-vous dans le dernier ouvrage de Pierre COMTE, un poète bouleversé par la sauvagerie totalitaire de notre monde et prêt pourtant à croire que le genre humain peut encore avoir un sursaut d'humanité. Nos contemporains ont perverti des mots pour mieux nous tromper : " mondialisation", "délocalisation", " flexibilité" ... associés à d'autres mots tout aussi pervertis :"progrès", "ordre" ( parfois même "ordre juste" ) ; et ce qu'on appelle "médias" (ailleurs propagande) nous ressassent à longueur d'antenne la même antienne. Eclatent à l'orée de notre conscience les dégâts irréversibles causés à notre planète, aux hommes et leurs sociétés mais aussi à tout l'environnement dégradé et saccagé par ces hordes venues du plus profond de notre universalité et que nous n'arrivons pas à contenir. Aujourd'hui, la famine menace dans les corps et dans les esprits. Le sursaut viendra-t-il des poètes ? Les thèmes sont des sujets d’actualités. Je remercie les relecteurs :Maïté LABEYRIOTTE Geneviève PUYARENA Gustave PASCOUAU Et Jean-Louis DARRIERE qui est l’auteur des couvertures et de la mise en page. je vends la quasi totalité moi même, un peu dans les maisons de la presse, beaucoup de livres abimés en retour, j’ai essayé quelques salons qui m’ont été refusés (par chez moi) car ils ne prennent que les grandes maisons d’édition, je vends donc seul et je m’en trouve bien car les contacts sont superbes. Je note que la presque totalité des livres vendus ont été achetés par des femmes ( je n’ose pas dire la totalité ). Le prochain recueil qui va sortir dans environ trois semaines portera comme titre :
Pierre COMTE
Quelques textes de Pierre
Pour plus de renseignements : http://www.centrecultureldupaysdorthe.com/artistes-du-pays-d-orthe/pierre-comte/
Quelques diapos sur ses écrits
- Entre deux mots - Femmes mon amour - Femmes sacrifiées - Pour la Mémoire - Petits poèmes I - Petites poèmes II
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